30 juin 2007

ISLAM : Ce que l’Occident doit savoir

ISLAM : What the West Needs to Know

An examination of Islam, violence, and the fate of the non-Muslim world.
Un examen de l'Islam, de sa violence, et du destin du monde non-musulman.

Main Idea
Virtually every major Western leader has over the past several years expressed the view that Islam is a peaceful religion and that those who commit violence in its name are fanatics who misinterpret its tenets. This claim, while widely circulated, rarely attracts serious public examination. Relying primarily on Islam’s own sources, this documentary demonstrates that Islam is a violent, expansionary ideology that seeks the destruction or subjugation of other faiths, cultures, and systems of government.

Idée principale.
P
ratiquement chaque responsable occidental de quelque importance a défendu l’opinion, par le passé, que l'Islam était une religion paisible et que ceux qui commettent la violence en son nom sont des fanatiques qui interprètent mal ses principes. Cette assertion, bien que largement diffusée, a rarement fait l’objet d’un examen sérieux et public. Fondé principalement sur les propres sources de l'Islam, ce documentaire démontre au contraire que l'Islam est une idéologie violente et expansionniste qui vise à la destruction ou à l'assujettissement des autres religions, des autres cultures, et des autres systèmes de gouvernement.

Content
The documentary consists of original interviews, citations from Islamic texts, Islamic artwork, computer-animated maps, footage of Western leaders, and Islamic television broadcasts. Its tone is sober, methodical, and compelling.

Contenu

le documentaire se compose des interviews originales, des citations de textes islamiques, de reproductions de dessins islamiques, des cartes animées par ordinateur, d’enregistrement d’interventions de responsables occidentaux, et d’émissions de télévision islamique. Sa tonalité est sobre, méthodique, et irréfutable.

Robert Spencer
JihadWatch.org
The Truth About Muhammad

Walid Shoebat
Why I Left Jihad

Bat Ye'or
The Decline of Eastern Christianity Under Islam

Serge Trifkovic
The Sword of the Prophet

Abdullah Al-Araby
The Pen vs. Sword Publications

Vidéo originale (anglais, sans sous-titres):
http://www.whatthewestneedstoknow.com/about_the_project.asp
Traduction française (vidéo complète - durée environ 1heure):
http://video.google.com/googleplayer.swf?docId=-7524727529706125858

NB: Ce même document vidéo, mais scindé, pour la commodité, en 7 parties (une intro + six chapitres) est consultable dans les parties détaillées de ce dossier (ou encore, ici )



Outline of the Documentary

Introduction
We hear from prominent Western leaders that Islam is peaceful and that those who commit violence in its name are heterodox fanatics.

Introduction
Nous entendons des personnalités occidentales de premier plan nous affirmer que l'Islam est paisible et que ceux qui commettent la violence dans son nom sont des fanatiques hétérodoxes.

Part 1: ‘There is no God but Allah and Muhammad is his Prophet’
Our interviewees affirm their belief that Islamic violence is entirely orthodox behavior for Muslims and stems directly from the teachings and example of the Prophet Muhammad and the commands of the Koran. We learn that the example of Muhammad is one of a violent warlord who killed numerous people. The Koran – the verbatim words of Allah – prescribes violence against non-Muslims and Muhammad is the perfect example of the Koran in action.

Partie 1 : « Il n’y a de Dieu qu’Allah et Mahomet est Son Prophète »
Nos interviewés affirment leur conviction que la violence islamique est comportement entièrement orthodoxe pour des musulmans et découlent directement des enseignements et de l’exemple du prophète Muhammad et des injonctions de Coran. Nous apprenons que l'exemple de Muhammad est celui d’un seigneur de guerre extrêmement violent, qui a tué de nombreuses personnes. Le Coran - les mots in extenso d'Allah - prescrit la violence contre les non-musulmans et Muhammad est l'exemple parfait du Coran en action.

Part 2: The Struggle
We learn that jihad, while literally meaning 'struggle', in fact denotes war fought against non-Muslims in order to bring the rule of Islamic law to the world. Violent death in jihad is, according to the Koran, the only assurance of salvation. One of our interviewees tells of his personal involvement in terrorism and his leaving Islam.

Partie 2 : La lutte
Nous apprenons que le jihad, tout en littéralement signifiant la 'lutte', désigne en fait la guerre, le combat contre les non-musulmans, afin d'imposer la règle de la loi islamique au monde.
La mort violente dans le jihad est, selon Coran, la seule assurance du salut. Un de nos interviewés raconte sa participation personnelle dans le terrorisme et comment il a été amené à abandonner l’Islam.

Part 3: Expansion
Following the death of Muhammad, his 'rightly-guided' successors carried his wars to three continents, fighting, enslaving, and massacring countless Christians, Jews, Zoroastrians, Hindus, and others. Islam did not spread through evangelism or through its natural appeal, but through aggressive wars of conquest. The Crusades were largely a belated response on the part of Christian Europe to rescue Christians in the
Holy Land suffering under Muslim oppression. The Muslim world today, while no longer the unified empire of the Caliphs, is exceptional for being responsible for the vast majority of conflicts around the world and for almost all of international terrorism.

Partie 3 : L'expansion

Après la mort de Muhammad, ses successeurs, dans le droit fil de son action, ont étendu la guerre à trois continents, combattant et asservissant les chrétiens, les juifs, les zoroastriens, les hindous, tout en perpétrant d’innombrables massacres. L'Islam ne s’est pas développé par l'évangélisation ou par un attrait naturel de la religion, mais par des guerres agressives de conquête. Les croisades étaient en grande partie une réponse tardive de la part de l'Europe chrétienne pour délivrer les chrétiens souffrant en terre sainte de l'oppression musulmane.

Le monde musulman d’aujourd'hui, bien que n’étant plus l'empire unifié des Califes, continue à être exceptionnellement violent, et est responsable de la grande majorité de conflits autour du monde et de presque de tout le terrorisme international.

Part 4: ‘War is Deceit’
A great problem with Western efforts to understand Islam is due to the Islamic principle of 'religious deception', which enjoins Muslims to deceive non-Muslims in order to advance the cause of Islam. Muslim groups today in the West employ deception and omission to give the impression that 'Islam is a religion of peace', an utter fiction.

Partie 4 : la guerre est tromperie
Un sérieux problème entrave les efforts occidentaux de comprendre l'Islam, et il est dû au principe islamique de la ‘tromperie religieuse’, (al Taqqiya). Ce principe encourage les musulmans à tromper des non-musulmans pour faire avancer la cause de l'Islam. Les groupes musulmans aujourd'hui en occident utilisent la dissimulation et l'omission pour donner l'impression que l' Islam est une ‘religion de paix ‘, ce qui est une fiction totale.

Part 5: More than a Religion
The most important characteristic of Islam not understood by the West is that it is more a system of government than a personal religion. Throughout its history, Islam has never recognized a distinction between the religious and the secular/political. Islamic law governs every aspect of religious, political, and personal action, which amounts to a form of totalitarianism that is divinely enjoined to dominate the world, analogous in many ways to Communism.

Partie 5 : Bien plus qu'une religion
La caractéristique la plus importante de l'Islam, une caractéristique mal comprise de l'occident, est que l’islam est bien plus un système de gouvernement qu'une simple religion personnelle.
Dans toute son histoire, l'Islam n'a jamais fait de distinction entre la sphère religieuse et la sphère laïque et politique. La loi islamique régit chaque aspect de l'action religieuse, de l'action politique, et de l'action personnelle, ce qui en fait une forme de totalitarisme d’ordre divin encouragé à dominer le monde ; et qui présente, de bien des manières, des analogies avec le communisme.

Part 6: The House of War
Islamic theology divides the world into two spheres locked in perpetual combat, dar al-Islam (House of Islam - where Islamic law predominates), and dar al-harb (House of War - the rest of the world). It is incumbent on dar al-Islam to fight and conquer dar al-harb and permanently assimilate it. Muslims in Western nations are called to subvert the secular regimes in which they now live in accordance with Allah's command. Due to political correctness and general government and media irresponsibility, the danger posed by observant Muslims in the West remains largely unappreciated.

Partie 6 : La Maison de la Guerre
La théologie islamique divise le monde en deux sphères bien closes, et en combat perpétuel. Le Dar Al-Islam (la Maison de l'Islam) - où la loi islamique prédomine, et le dar Al-harb (la Maison de la guerre) - le reste du monde. Il incombe au Dar Al-Islam de combattre et de conquérir le Dar Al-harb, et de l'assimiler de manière permanente. Les musulmans vivant dans les nations occidentales sont appellé à renverser les régimes séculaires dans lesquels ils vivent actuellement, selon l’ordre d'Allah.

Pour des raisons de « politiquement correct » et pour des raisons d'irresponsabilité de nos gouvernements et de nos médias, le danger posé par les musulmans pratiquant en occident reste, en grande partie, oblitéré.



ISLAM : Ce que l’Occident doit savoir (Intro)


Introduction

Tony Blair : Pour finir, je souhaite rappeler, comme je l’ai déjà fait souvent, qu’il ne s’agit pas d’une guerre avec l’islam. Ce qui me met en colère, tout comme cela irrite une vaste majorité de musulmans, c’est que l’on décrive Ben Laden et ses associés comme des « terroristes islamiques » : ce ne sont que des terroristes, purement et simplement. L’islam est une religion pacifique et tolérante. Et les actes de ces gens sont tout à fait contraires aux enseignements du Coran

G.W. Bush : Je veux aussi, ce soir, m’adresser directement aux musulmans de par le monde. Nous respectons votre foi. Elle est pratiquée librement par des millions d’Américains, et par des millions d’autres dans des pays que l’Amérique compte parmi ses amis. Ses enseignements sont bons et pacifiques. Et ceux qui font le mal au nom d’Allah profanent le nom d’Allah, des terroristes

Bill Clinton : Je veux que vous compreniez, je veux que le monde comprenne, que nos actions aujourd’hui ne visaient pas l’islam, la religion de millions de bonnes gens, qui aiment la paix, de par le monde, y compris aux Etats-Unis. Aucune religion n’excuse le meurtre d’innocents, hommes, femmes ou enfants. Mais nos actions visaient les fanatiques et les assassins qui habillent le meurtre du manteau de la vertu et qui, en agissant ainsi, profanent la grande religion au nom de laquelle ils prétendent agir.

[Kenneth Bigley]
[Born England – 1942 ]
[Kidnapped and Executed Iraq – 2004]

Mon nom est Ken Bigley de Liverpool, du quartier de Walton.
Je suis ici en Irak, et je pense que c’est peut-être ma dernière chance de parler à quelqu’un qui m’écoutera depuis l’Europe. J’ai besoin que vous soyez compatissant comme vous avez toujours dit que vous l’étiez et que vous m’aidiez […] Je ne veux pas mourir […]

(suivent les vociférations du groupe musulman d’Abu Musab al-Zarqawi, psalmodiant le coran, avant d’égorger leur victime, Ken Bigley, aux cris de « Ouallah Akhbar », « Ouallah Akhbar»..)

Pour plus d’info : http://en.wikipedia.org/wiki/Kenneth_Bigley


ISLAM : WHAT THE WEST NEEDS TO KNOW

( ISLAM : Ce que l’Occident doit savoir )

Serge TRIFKOVIC : La tendance qu’ont les dirigeants politiques occidentaux à nier le lien entre l’islam orthodoxe prédominant et la violence terroriste est reproduite dans les universités et dans les médias où que vous regardiez… A la fois en Europe de l’Ouest et en Amérique du Nord. Les membres de l’élite ont cette tendance à déclarer que l’islam - un islam mystérieux et « authentique » - est pacifiste et tolérant, et que ces musulmans enclins à la violence ne constituent qu’une frange aucunement représentative. J’apprécierais vraiment si les gens qui font de telles déclarations pouvaient ensuite expliquer la continuité de la violence depuis les premiers temps de l’islam, depuis les jours du Prophète et de se successeurs immédiats, à travers les quatorze siècles d’histoire attestée.

Robert SPENCER : La question vraiment cruciale dans le monde d’aujourd’hui est : Est-ce que l’islam – et la civilisation islamique – approuvent réellement la violence que nous observons, perpétrée en son nom de par le monde. Et à cela, nous devons répondre, si nous voulons être honnêtes, par un « oui » sans réserves. Les sources islamiques, les textes islamiques, à commencer par le Coran, mais sans se limiter à lui, les textes islamiques, incluant les hadiths, la tradition islamique, la théologie islamique, le droit islamique, la tradition de l’interprétation du Coran à travers l’histoire, et l’histoire islamique elle-même, tous témoignent du fait que la doctrine, la théologie et la loi de l’islam autorisent l’usage [de la violence] contre les non-croyants.

(BAT YE’OR, auteur de « The Dhimmi : Jews and Christians under Islam »)

Bat Ye’or : Les origines se trouvent, bien entendu, dans le désir musulman d’imposer au monde entier la seule religion - la seule religion légitime – qui est l’islam. Et la suppression de toutes les autres religions afin d’instaurer le respect des règles d’Allah sur la planète toute entière. C’est un devoir religieux, qui incombe à la communauté toute entière, et que la communauté musulmane est obligée d’imposer, parce qu’ils sont obligés d’obéir aux ordres d’Allah et que c’est le désir d’Allah ainsi qu’il est exprimé dans la révélation coranique.

Abdullah Al-ARABY : Je crois que ces terroristes qui veulent faire du mal aux autres appliquent le vrai islam, celui qui était pratiqué par Mahomet et ses compagnons dans les premiers temps de l’islam.



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ISLAM : Ce que l’Occident doit savoir (1)


PART 1. « There is no God but Allah and Muhammad is his Prophet »

Partie 1. « Il n’y a de Dieu qu’Allah et Mahomet est Son Prophète »

Dans la théologie islamique, le prophète Mahomet est considéré comme « al-insan al-kamil », c'est-à-dire l’Homme Parfait. Il est le modèle par excellence à imiter, il est la personne à qui plus un musulman ressemble, mieux cela vaut pour lui. Le prophète Mahomet est donc révéré, de nos jours, dans le monde islamique, en tant que principal modèle de comportement humain.

(Walid SHOEBAT, Auteur de « Why I left Jihad »)

Walid SHOEBAT : Mahomet, le prophète de l’islam, nettoya l’Arabie Saoudite de la présence juive ; il y avait trois tribus – les Banu Nadhir, les Banu Qorayza et les Banu Qaynoqa. Nous étudiions cela fièrement à l’école, la façon dont Mahomet, prophète de l’islam, avait ordonné la décapitation des hommes juifs des Banu Qorayza, et dont leurs femmes avaient été prises comme concubines. Un enfant qui présentait des poils pubiens était décapité. La population juive a donc été, selon le cas exilée, ou décapitée.

L’histoire de Rabbi Kinana est une histoire bien connue et documentée en islam. Rabbi Kinana fut torturé sur ordre du prophète de l’islam lui-même. On lui arracha les yeux, on le brûla, pour lui faire avouer où la tribu juive cachait son or, son argent, etc. Ca vient tout droit des hadiths. Cela nous inspirait, nous les palestiniens, cela nous donnait l’inspiration pour mener le jihad contre les juifs, en Palestine

AUTHORATIVE ISLAMIC HISTORY
The Life of Muhammad / Sirat Rasul Allah
By Muhammad bin Ishad (d 773 AD)
Edited by Abdul Malik bin Hisham (d 840 AD)
Translated by Prof Alfred Guillaume (1955)

HISTOIRE ISLAMIQUE OFFICIELLE
La vie de Mahomet (Sirat Rasul Allah)
Par Mohammed ibn Ishâq (mort en 773 ap. JC)
Edité par Abdul Malik ibn Hishâm (mort en 840 ap. JC)
Traduit par le professeur Alfred Guillaume (1955)
(traduction française basée sur celle de Wahib Atallah (2004) )

Alors les Banu Qurayza (ou ‘Qorayza’) se rendirent, et le prophète les fit enfermer à Medine […].

Il alla ensuite sur la place du marché de Médine, et y fit creuser des fossés. Puis il les fit venir et, par petits groupes, leur coupa la gorge sur le bord des fossés. Ils étaient 600 à 700 hommes, bien que certains disent même 800 ou 900.

[Naibed] NB: pour trouver une source de documentation très complète sur les origines de l’Islam :
http://www.islam-documents.org/
http://www.islam-documents.org/chap11.html

Robert SPENCER : un autre exemple, qui est peut-être encore plus terrifiant, de l’influence nocive qu’à le modèle de Mahomet sur le monde islamique, est celui, récent, de cet égyptien, leader d’un parti extrémiste musulman, qui a écrit tout récemment qu’il ne pouvait pas croire que les décapitations en Irak soient causes de protestations chez des musulmans. Ne savaient-ils pas que le prophète Mahomet lui-même avait décapité personnellement entre 600 et 900 hommes, des membres de la tribu des Qorayza en Arabie, après les avoir vaincus ? Ne réalisaient-ils pas que, si le prophète l’avait fait, alors c’était la bonne façon de se comporter.

Et donc que les moudjahiddins qui décapitent des gens en Irak ne font que suivre l’exemple du prophète. Nous pouvons dès lors voir que puisque le prophète Mahomet a pris part lui-même à beaucoup de batailles et de raids, et qu’il a effectué ces décapitations, qu’il a ordonné l’assassinat de plusieurs de ses adversaires politiques, et qu’il se soit comporté de manière générale en chef de guerre typique du VII° siècle, le problème est que lorsque tout ceci est transféré au XXI° siècle, à un comportement dans le contexte du XXI° siècle, ce que vous obtenez, ce sont des terroristes.

Le Coran occupe une place qui n’a pas de parallèle dans la civilisation occidentale. Le Coran est considéré par les musulmans et par la théologie islamique traditionnelle comme ayant été dicté mot à mot par Dieu, par Allah lui-même, via l’ange Gabriel au prophète Mahomet.

En conséquence, chacun de ses mots est un mot de Dieu lui-même. Chaque mot du Coran, à moins qu’il ne soit annulé par un autre passage du Coran lui-même, est valable à jamais et ne peut pas être mis en doute, ne peut pas être réformé, ne peut pas être changé dans un contexte islamique. Ceci signifie que les musulmans modérés, les musulmans pacifiques, s’ils sont sincères, doivent rejeter entièrement le littéralisme coranique.

Mais agir ainsi les place hors de la sphère de tout ce qui a jamais été considéré comme étant l’islam orthodoxe à travers les siècles. Parce qu’agir ainsi, c’est rejeter le principe de base même de l’islam, à savoir que ce livre a été dicté par Dieu, et qu’il est la copie parfaite d’un livre parfait – « Umm al-Kitâb », la « mère du livre » - qui existe depuis toujours auprès d’Allah dans les Cieux.

THE NOBLE KORAN
Translated with Parenthetical Notes by Dr Muhammad Taqi-ud-Din Al-Hitali
Traduction française basée sur celles de Muhallad Hamidullah et de Regis Blachère.

Coran Sourate 98, verset 6 : les infidèles [ceux qui n’auront pas cru à l’islam, au Coran et à Mahomet] parmi les gens du Livre [juifs et chrétiens], ainsi que les Associateurs [polythéistes] iront au feu de l’Enfer, pour y demeurer éternellement. De toutes les créatures, ce sont les pires.

Serge TRIFKOVIC : Le Coran est donc simplement un ensemble d’ordres directs et de descriptions narratives de ce qui arrivera si ces ordres ne sont pas suivis, des descriptions parfois très déformées provenant du judaïsme et du christianisme. A cause de la nature normative de ces commandements, le deuxième corpus le plus important pour la jurisprudence et l’entité islamique est la Tradition prophétique, les hadiths.

Robert SPENCER : Les hadiths sont indispensables pour donner un quelconque sens au Coran, parce que dans le Coran, Allah s’adresse à Mahomet et ils discutent d’incidents de la vie de Mahomet, mais ils ne disent pas ce dont il est question. Il faut donc aller chercher dans les hadiths, la tradition du prophète Mahomet, pour comprendre ce qui est dit dans le Coran et pourquoi.

Les hadiths comprennent de très nombreux volumes de traditions liées au prophète. Différents érudits musulmans à partir du VIII° siècle, ce qui représente un temps considérable écoulé depuis la mort du prophète en 632, ont commencé à collecter ces traditions et à essayer par différents moyens, de séparer celles qui étaient authentiques de celles qui ne l’étaient pas.

D’un point de vue islamique, si quelque chose que Mahomet a fait ou dit est enregistré dans l’un de ces livres, elle possède une autorité qui n’est inférieure qu’à celle du Coran. Et dans ces livres, il y a beaucoup de choses qui éclairent ce que dit le Coran, et comment il s’applique aux musulmans de nos jours.

AUTHORATIVE TRADITIONS OF THE PROPHET MUHAMMAD
The hadiths of SAHIH AL-BUKHARI
Translated with Parenthetical Notes byDr Muhammad Muhsin Khan.

TRADITIONS OFFICIELLES DU PROPHETE MAHOMET
Les hadiths du SAHIH AL-BOUKHARI
Traduction française basée sur Al-Bayan v2.0

SAHIH AL-BOUKHARI Volume 4, livre 52, Hadith 53 : Le prophète a dit :
« Il n’est point d’homme ayant obtenu auprès d’Allah une récompense [dans l’au-delà] qui se réjouirait à l’idée de revenir sur cette terre, obtînt-il même tout ce bas monde et ce qu’il contient. Il faut cependant faire une exception pour le martyr, qui, ayant vu la supériorité de son statut, se réjouirait de revenir sur terre pour être de nouveau tué (dans la voie d’Allah) ».

Le prophète a dit : « Une matinée ou une soirée d’effort [de lutte] dans le sentier d’Allah vaut mieux que tout ce sur quoi le soleil se lève et se couche. »

Serge TRIFKOVIC : Puisqu’il n’y a pas de notion de moralité naturelle en islam, vous devez aller dans le Coran ou dans les hadiths pour trouver ce qui est permis et ce qui n’est pas permis…

Robert SPENCER : Et dans ces livres, nous avons des instructions très claires de la part du prophète Mahomet, disant qu’il est de la responsabilité des musulmans de rencontrer les non-croyants sur le champs de bataille, de les inviter à accepter ou l’islam, ou le statut de dhimmi, statut de citoyen de seconde classe dans l’état islamique. Et s’ils refusent ces deux options, alors de leur faire la guerre.

Coran 9:29 Combattez ceux qui ne croient ni en Allah ni au Jour dernier, qui n’interdisent pas ce qu’Allah et Son messager ont interdit, et qui ne professent pas la religion de la vérité [l’islam], parmi ceux qui ont reçu le Livre [juifs et chrétiens], jusqu’à ce qu’ils versent la Jizyah [taxe de capitation] de leurs propres mains, et alors qu’ils sont humiliés.

Walid SHOEBAT : Le Coran peut être décomposé en deux partie. L’une est appelée « Mekkiya », c'est-à-dire ce qui a été inspiré à Mahomet, prophète de l’islam, à La Mecque ; l’autre est nommée « Mediniya », ce qui a été inspiré au prophète de l’islam, à Médine (ou Yathrib). A la Mecque, vous trouvez la plupart des versets pacifiques ; Mahomet vivait alors en paix et en harmonie avec les communautés juives et chrétiennes, alors il y avait de nombreux versets dans le Coran qui [reflètent ça], les musulmans priaient même en se tournant vers Jérusalem ! Il y a alors beaucoup d’éléments qui montrent une unité entre les confessions juive, chrétienne et musulmane.

Serge TRIFKOVIC : Il y a en effet quelques versets dans le Coran qui pourraient être qualifiés de pacifiques et tolérants ; notamment l’injonction contre l’utilisation de la contrainte en matière de religion. Ces versets datent presque toujours des débuts de la carrière prophétique de Mahomet dans sa ville natale de La Mecque, alors qu’il était sans pouvoir, qu’il commençait à peine à attirer des disciples.

Abdullah Al-ARABY : Seuls quelques parents et amis avaient accepté la religion à cette époque, et il avait beaucoup d’ennemis, alors les révélations de cette époque étaient très pacifiques.

Serge TRIFKOVIC : Et tout change avec l’instauration du petit état théocratique de Mahomet dans la ville de Médine. Il devient un seigneur de guerre, il devient le chef d’un état totalitaire, il devient très riche, très puissant, et très intolérant. Et alors, beaucoup de ces premiers versets sont en fait abrogés.

Robert SPENCER : Dans le Coran, sourate 2, verset 106, il est dit, ou plutôt Allah dit que « Si nous abrogeons (« Nous », c’est Allah), si nous abrogeons un verset quelconque, nous en apportons un meilleur. »

Coran 2:106 : Si nous abrogeons un verset quelconque ou que nous le fassions oublier, nous en apportons un meilleur, ou un semblable. Ne sais-tu pas qu’Allah est Omnipotent ?

Robert SPENCER : C’est la base, le fondement de la doctrine coranique du « naskh », c’est-à-dire de l’abrogation. L’idée est que, lorsque des versets sont contradictoires, ou semblent être contradictoires dans le Coran, celui qui a été révélé le plus tardivement, chronologiquement, est le meilleur, comme Allah l’a promis, et annule le premier.

Walid SHOEBAT : C’est alors que la violence commença. A partir de là, il fallut choisir entre versets pacifiques et non pacifiques, et …le décret fut que les premiers étaient dès lors annulés.

Serge TRIFKOVIC : C’est en effet un concept très curieux pour un non-musulman d’accepter l’idée que Dieu puisse changer d’avis sur certains sujets, et puisse émettre une injonction en 614 ap. JC …

=> Coran 2:256 : Nulle contrainte en religion !

Serge TRIFKOVIC : …puis une autre, très différente en 627 ap. JC …

=>

Coran 9:5 : […] Tuez les infidèles où que vous les trouviez […].
Si ensuite ils se repentent, accomplissent la Salât et acquittent la Zakat
[càd : acceptent l’islam] alors laissez leur la voie libre.

Serge TRIFKOVIC : mais c’est effectivement ce qui s’est passé en islam.

Robert SPENCER : Il est très important de comprendre que le Coran n’est pas organisé chronologiquement, il est organisé simplement [selon la longueur des sourates], en commençant par le chapitre le plus long et en terminant par le plus court.

Serge TRIFKOVIC : Vous trouverez donc dans le livre lui-même certains des versets les plus tolérants plus loin dans le livre que les plus intolérants, ceux qui prônent la violence et la subjugation des infidèles, mais ça ne veut pas dire qu’ils soient venus plus tard, c’est même plutôt le contraire. S’il y a jamais deux injonctions, celles qui ont été révélées plus tard à Médine sont celles qui restent valables, et les plus anciennes, datant de La Mecque, qui sont abrogées.

Walid SHOEBAT : Les versets pacifiques furent rendus « mansukha », c'est-à-dire, nuls et non avenus, par des versets comme celui de l’Épée.

Robert SPENCER : La théologie islamique traditionnelle affirme que le neuvième chapitre du Coran, la sourate 9, est la dernière révélée dans la carrière du prophète ; et c’est la seule à ne pas commencer par « Bismillah ar-rahman ar-rahim » (Au nom d’Allah, le clément, le miséricordieux). Certains ont dit que c’était parce qu’il n’y a ni clémence, ni miséricorde dans ce chapitre, et qu’il contient l’avis final du Coran sur le jihad et, en particulier, sur la façon dont les musulmans doivent se comporter vis-à-vis des non-croyants. C’est dans cette sourate que l’on trouve le célèbre « verset de l’Épée ».

Walid SHOEBAT : Que dit le verset de l’Épée. C’est très clair. « Lorsque les mois sacrés sont écoulés, tuez les associateurs où que vous les trouviez, capturez-les, assiégez-les et guettez-les dans toute embuscade. Tuez-les où que vous les trouviez ! »

En fait, je me suis converti au christianisme. Mahomet a clairement déclaré qu’à la fin
des temps, nombre de gens quitteront la foi pour une autre. « Tuez-les où que vous les trouviez »… Alors… c’est ce que l’Occident doit comprendre. Quelle partie de « Tuez » ne comprennent-ils pas ?


ISLAM : Ce que l’Occident doit savoir (2)


PART 2. The Struggle

Partie 2. La lutte

(The White House. Washington)

Interview de Condoleeza Rice à la Maison Blanche. Washington)

Journaliste : …vous dites que le Président a réitéré son message de tolérance, et l’importance du fait qu’il ne s’agit pas d’une campagne contre l’islam, ni contre les nations arabes en général. Est-ce que ça a été communiqué aux administrations des nations de cette partie du monde à laquelle vous avez récemment parlé, que c’est quelque chose d’absolument crucial qu’il faut que le Président fasse, non pas juste une fois, mais constamment ? Et si oui, pourquoi ?

Condoleeza Rice : Nous sommes un pays qui estime les gens non pas selon leurs croyances religieuses, ni suivant leur couleur, mais selon le fait que nous sommes tous américains. C’était la première partie du message. La seconde partie du message, c’est que nous avons beaucoup d’amis de par le monde qui sont musulmans. Nous avons des pays qui sont amis de longue date des Etats-Unis et qui sont de confession islamique, et le Président voulait qu’il soit très clairement dit qu’il ne s’agit pas d’une « guerre de civilisations », que ce n’est pas une guerre contre l’islam. C’est une guerre contre des gens qui, de maintes façons, dénaturent ce que l’islam représente. L’islam soutient la paix, et soutient la non-violence, et il voulait que ce soit très clair. Oui. Bien sûr.

Robert SPENCER : L’islam et la civilisation islamique sont uniques par leur position vis-à-vis des non-croyants ; l’islam est la seule religion qui ait développé une doctrine, une théologie et un droit qui donne mandat d’utiliser la violence contre les non-croyants.

Il y a des musulmans pacifiques, des musulmans qui sont modérés de par le monde, qui vivent harmonieusement avec leurs voisins non-musulmans, et n’ont nulle intention de leur faire la guerre d’aucune façon. Mais le fait est qu’ils ne trouvent que de très minces justifications à leur propre tranquillité dans les sources islamiques elles-mêmes. Et s’ils veulent vivre en paix avec leurs voisins, ce n’est que parce qu’ils ignorent ce que l’islam préconise comme comportement aux musulmans envers les non-croyants, ou bien parce qu’ils ont explicitement, consciemment rejeté ces éléments de l’islam. En résumé, il y a des musulmans pacifiques et modérés, mais pas d’islam pacifique et modéré.

Toutefois, l’idée que l’islam est une religion de paix est paradoxalement soutenue même par les plus violents et les plus extrémistes des musulmans. Saïd Qutb (1), le théoricien musulman égyptien, dont les écrits sont tenus en haute estime par les musulmans radicaux actuels, écrivait que l’islam était une religion de paix, et insistait là-dessus. Lorsqu’on étudie ses écrits, il devient clair que ce qu’il voulait dire, c’est que l’islam est destiné à établir l’hégémonie de la loi islamique sur le monde. Lorsque cette hégémonie sera établie, la paix règnera sur le monde. D’où : l’islam est une religion de paix.

(1) Sayyid Qutb 1906 - 1966

Walid SHOEBAT : Mais le problème est que les musulmans paisibles ne comprennent pas ce qui découle de la jurisprudence de l’islam. Si vous examinez l’interprétation de ces versets à l’université d’Al Azhar, dans les écoles enseignant la charia, à Jérusalem, en Jordanie, en Syrie, à Damas, à travers tout le Moyen-Orient, la jurisprudence de l’islam décrète clairement et énergiquement que le verset de l’Épée a annulé tous les versets pacifiques. Que dit le verset de l’Épée ?

Coran 9:5 : Quand les mois sacrés seront expirés, tuez les Mouchrikoun [infidèles] où que vous les trouviez ! Capturez-les, assiégez-les et dressez pour eux des embuscades. Si ensuite ils se repentent, accomplissent la Salât [la prière islamique] et acquittent la Zakat [l’aumône], alors laissez leur la voie libre, car Allah est pardonneur et miséricordieux.

Walid SHOEBAT : « Tuez-les où que vous les trouviez ! »… Il ne s’agit pas de tuer allégoriquement. C’est tuer littéralement. Ce sont les meurtres de Zarqaoui, face à la caméra, ce sont les lynchages que vous voyez à Ramallah, c’est le massacre de plus d’un million de soudanais au Soudan, c’est le fait de couper les mains et pieds opposés, et voilà le dilemme…

Les versets pacifiques, même dans les versets pacifiques qui sont cités, même par Bush… voyez le verset suivant : « quiconque tuerait une personne sans que celle-ci ait tué ou semé le scandale sur la terre, [sera jugé] comme s’il avait tué tous les hommes ». Vous trouverez le même verset dans la tradition biblique judéo-chrétienne. Mais la plupart des occidentaux ne vont jamais voir la suite qui rend les choses très claires : « mais pour ceux qui sèment la corruption sur terre, alors, coupez leur la main et le pieds opposés, et crucifiez-les. »
Littéralement.

Et c’est ce que vous voyez. Ce qui se passait en Afghanistan. C’est ce que vous voyez se produire au Soudan. Une énorme quantité de crucifixions, de massacres, de décapitations. Et les amputations, et les assassinats en publics.

Ils veulent vraiment revenir à l’islam tel qu’il était jadis. C’est pour cela que cela s’appelle le fondamentalisme islamique.

Coran 5:33 « La récompense de ceux qui font la guerre contre Allah et son messager, et qui s’efforcent de semer la corruption sur la terre, qu’ils soient tués ou crucifiés, ou que soient coupées leur main et leur jambe opposées, ou qu’ils soient expulsés du pays. Ce sera pour eux l’ignominie ici-bas ; et dans l’au-delà, il y aura pour eux un énorme châtiment ».

Sahih Al-Bukhari Vol 8 Book 82, Hadith 795 : le prophète ordonna de couper les mains et les pieds d’hommes appartenant à la tribu d’Urayna et de ne pas cautériser [leurs membres qui saignaient] jusqu’à ce qu’ils meurent »

ABDULLAH Al-ARABY : Il n’y a aucune assurance de ce que l’on nomme dans le christianisme le salut, pas d’assurance d’être sauvé, ni de garantie d’aller au Ciel. Cependant, il y a des choses qui peuvent aider. Par exemple, si un musulman meurt alors qu’il exerce le jihad, il est censé aller au Paradis.

Walid SHOEBAT : Dans la pensée islamique, l’assurance de votre salut est de mourir en martyr, en accord avec les versets du Coran : Wala tahsabanna allatheena qutiloo fee sabeeli Allahi amwatan bal ahyaon AAinda rabbihim yurzaqoona. « Et ne crois point que ceux qui ont été tués dans le Chemin d’Allah – dans le jihad – sont morts. Au contraire ! ils sont vivants… ». Ceci assure donc le salut.

Robert SPENCER : C’est le calcul qu’il y a derrière les attentats-suicides modernes. Beaucoup de gens diront, les défenseurs contemporains de l’islam diront que l’islam interdit le suicide. Et c’est tout à fait malhonnête, aprce que tous ceux qui prônent, tous ceux qui défendent les attentats-suicides dans le monde islamique commencent par dire qu’il ne s’agit pas de suicide, l’intention de la personne n’est pas de se tuer elle-même, l’intention de la personne est d’en tuer d’autres, et ça, c’est approuvé, parce qu’il s’agit du jihad islamique. Et s’ils sont tués eux-mêmes dans l’opération, c’est une conséquence inévitable de leur action, pour laquelle ils seront récompensés en tant que martyrs au Paradis.

Serge TRIFKOVIC : Le Coran est assez clair quand à la récompense céleste qui attend un jihadiste qui tombe en combattant dans le sentier d’Allah. Il se verra accorder l’accès immédiat au Paradis, et le paradis est un paradis extrêmement sensuel. Il est rempli de houris, des beautés aux yeux noirs qui attendent les martyrs, et la gratification qui s’ensuite est tout à fait inappropriée pour un public familial.

Robert SPENCER : Le Coran ne contient aucune garantie d’accéder au Paradis, excepté pour ceux qui tuent et sont tués pour la cause d’Allah.

Coran 9:111 : En vérité, Allah a acheté aux croyants leur personne et leurs biens en échange du Paradis. Ils combattent dans le Chemin d’Allah. Ils tuent ou sont tués.

[…] Réjouissez-vous de l’allégeance que vous avez conclue avec Lui. C’est là l’Immense [le Suprème] Succès.

Robert SPENCER : En d’autres mots, le Paradis n’est garanti que pour les gens qui sont tués tandis qu’ils tuent eux-mêmes pour établir l’hégémonie d’Allah ou de la Loi islamique dans le monde.

ABDULLAH Al-ARABY : Le jihad en islam peut être spirituel ou physique. Le jihad spirituel, c’est s’évertuer à être un meilleur musulman. Mais il y a aussi la partie physique du jihad, que l’on ne peut éliminer de l’islam…

Walid SHOEBAT : « Jihad », en islam, veut dire « lutte ». C’est la signification littérale du mot « lutte ». Mais c que l’Occident ne comprends pas, c’est que les hadiths, la compilation des traditions liées à Mahomet, prophète de l’islam, contiennent près d’une centaine de hadiths concernant le jihad ; et si vous les examinez, ils concernent tous le glaive, la guerre, ou un effort militaire.

Et à la fin d’une expédition militaire, une expédition de jihad, il a dit « je retourne maintenant au jihad intérieur », à la lutte intérieure. En fait, j’ai eu cette conversation avec un islamiste un jour, qui m’a dit : « Allez, Walid, dit à l’Occident que jihad veut simplement dire lutte ». je lui ai dit : « Oui, ça veut dire ‘lutte personnelle’, tu as raison. Jihad veut dire ‘ lutte personnelle’ . Mais ‘ Mein Kampf’ aussi ! ‘ Mein Kampf’ veut dire ‘Mon combat’ ; et c’est ainsi que les islamistes voient le jihad.

Serge TRIFKOVIC : C’est un élément très dangereux des enseignements islamiques parce que cette gratification immédiate qui récompense le martyr est un concept séduisant. Et, en passant, lorsque ces soi-disant opérations de martyre sont menées par le Hamas, ce qui est annoncé des minarets des mosquées, ce n’est pas la mort d’untel ou d’untel, qui a mené l’attaque, mais le mariage d’untel ou untel avec les houris. En d’autres mots, ils suggèrent immédiatement que, loin de devoir pleurer sa disparition, la fin de sa vie physique, ses parents devraient être heureux et célébrer, organiser une fête, parce que leur fils est maintenant non seulement au Ciel, mais y est accueilli par ces beautés voluptueuses.

Walid SHOEBAT : Chahid… le mot « chahid » signifie « témoin ». « Témoigner », « attester ». Attester qu’il n’y a de Dieu qu’Allah et que Mahomet est son prophète. Et vous mourrez en chahid pour cette cause. Vous êtes un témoin, on vous considère comme un témoin, un « martyr ».

Et un martyr, on lui rend gloire. Votre famille vous rendra gloire après votre mort.

En tant que fondamentaliste vivant au Moyen-Orient, j’ai du être initié, je devais en gros ou tuer mon premier juif, ou détruire ma première infrastructure « sioniste ». Je devais prouver, sans l’ombre d’un doute, que j’étais méritant. Et il y a une grande quantité d’étudiants, d’adolescents, d’hommes, qui sont prêts à mourir en « martyrs », prêts à s’harnacher d’explosifs. La liste des candidatures au martyre est pleine. Il y a beaucoup de candidats. Il n’y a pas assez de bombes pour tous les candidats. Et pour obtenir l’une de ces missions, vous devez effectivement avoir été choisi. Vous devez avoir été très bon. Vous devez avoir été suffisamment violent, vous devez avoir été de toutes les manifestations, dans les rues de Jérusalem, ou de Bethléem, ou de votre village ; vous devez vous être montré digne d’une grande opération.

Donc, …ce que je vous explique, je l’ai fait, et les gens de ma communauté l’ont vu, et j’ai été jugé digne. J’ai fini par me retrouver en prison, et j’ai été recruté. Et je me souviens de monsieur Mahmoud al-Mughrabi. Sa grande fierté était d’avoir posé quinze bombes, et tué beaucoup d’israéliens. Et on allait le libérer sous caution grâce à un avocat israélien juif ! Il retourna immédiatement dans la rue …

Donc, vous trouvez la personne qui vous procure votre bombe, et vous posez votre candidature. Vous dites, écoutez, je veux participer, je veux effectuer une opération martyre, poser une bombe, peu importe, …et vous avez besoin de relations. Je trouve quelqu’un, j’ai rendez-vous avec lui, à Jérusalem, et il me fabrique cette charge explosive avec une minuterie dans une miche de pain, et je devais l’amener subrepticement depuis le Mont du Temple, sous les auspices du Waqf [autorité musulmane qui administre le Mont du Temple]. La police d’al-Waqf est une police islamique, nommée par le gouvernement, pour surveiller les lieux saints. Sachant très bien que j’avais des explosifs, ils m’ont fait passer clandestinement, pour que je puisse éviter les postes de contrôle. Ensuite, j’ai emporté ma charge explosive de Jérusalem jusqu’à la branche israélienne Leumi à Bethléem.

J’étais censé déposer la bombe à exactement 18:00. J’étais censé avoir cette charge explosive dans mes mains à 18:00 précises. A six heures moins cinq, je vois des enfants arabes courir ça et là. Et je ne voulais pas tuer d’arabes. J’ai donc décidé de placer la charge explosive sur le toit ; je l’ai lancée sur le toit. A six heures, elle a explosé ; une grosse explosion. En regardant derrière moi, j’ai vu cette fumée épaisse et blanche sortir du bâtiment. Et j’ai commencé à courir. Et c’est à ce moment que j’ai entrevu pour la première fois ce que c’était vraiment de tuer. J’ai pensé « des gens sont morts ». Et je me souviens n’avoir pas dormi pendant trois jours entiers ; inquiet d’avoir tué quelqu’un.

Même les terroristes sont ramenés à la réalité, au fait que vous tuez, ou que vous allez mourir. Vous pouvez le détecter. C’est pourquoi, en Israël, la façon de détecter des terroristes, des attaquants kamikazes, c’est de regarder leurs yeux. Ils auront ces yeux brillants, ils transpirent abondamment, ils ne font pas attention, parce que, dans leur esprit, ils seront bientôt partis. Et… vous considérez la réalité du fait que, maintenant, vous allez mourir.

Plusieurs fois, j’ai été dans la situation où j’ai pensé que j’allais être tué – dans des fusillades, lorsque nous jetions des pierres aux israéliens, et qu’ils ripostaient en nous tirant dessus, ou des trucs comme ça – J’étais face à face avec la mort.

Vous pensez que vous allez mourir, vous vous débattez entre les exigences de votre éducation islamique et la réalité qui vous pousse à accorder de la valeur à votre vie. Et, à un moment, l’un emporte sur l’autre. Et un fondamentaliste musulman choisira toujours la mort, choisira toujours e suicide. Mon cousin est mort alors qu’il allait [poser une bombe] rue Ben Yehuda. Il a été tué. Il est mort… Des gens de ma famille sont morts en combattant les israéliens. Et quand je regarde tout ça maintenant, je pense… quel gâchis. Quel gâchis de vies.


ISLAM : Ce que l’Occident doit savoir (3)


PART 3. Expansion.

Partie 3. Expansion.

Diplomate arabe : …ok, alors nous nous disons au revoir et nous nous serrons la main, OK ?

Caméraman : Etes-vous prêts messieurs ?

Diplomate arabe : OK

Caméraman : Caméra ! Je filme.

Diplomate arabe (s’adressant à Tony Blair): Donc, en d’autres mots, vous voulez changer.. [il se reprend]. En d’autres mots, qui vous donne le droit de changer ou de renverser le gouvernement d’un autre pays ? .

Tony Blair : Ca ne devrait pas être à nous d’assembler le nouveau gouvernement. Ca devrait être au peuple afghan de le faire, en Afghanistan ; mais aussi ceux qui ont eu à fuir l’Afghanistan. Je crois que c’est la bonne manière de procéder.

Maintenant… Puis-je vous dire que j’ai beaucoup apprécié de faire cette interview avec vous, et que je pense que, quelques différences qu’il puisse y avoir entre nous, il est important que nous poursuivions ce dialogue. Peut-être que l’un des problèmes soulevés par tout cela est qu’il n’y a pas eu suffisamment de dialogue entre le monde Arabe et l’Occident, entre l’islam et les gens des autres religions. Et j’espère que nous puissions établir un vrai dialogue, et peut-être qu’un peu de bien pourra émerger des terribles événements du 11 septembre.

Diplomate arabe : Une question personnelle, Mr Blair, pour terminer – je sais que vous avez tellement de réunions, et que des gens attendent dehors, j’ai lu dans le Times, je crois, que vous lisez des choses sur l’islam. Que savez-vous de l’islam ?

Tony Blair : Et bien… je ne prétends nullement être un expert, mais je lis le mess…

Diplomate arabe : Que lisez-vous, qu’est-ce qui vous intéresse ?

Tony Blair : Je lis le message du Coran, dans la mesure où il peut être traduit, et je lis sur l’islam, et ça me plait de le faire. Et je pense qu’il y a …Vous savez, j’ai appris des choses sur le Coran que j’ignorais jusqu’alors, et je pense que beaucoup de chrétiens seraient intéressés, et c’est une des raisons pour lesquelles je vous dis cela. Ce serait bien si, après ceci, nous pouvions davantage dialoguer, et nous faire confiance, et la raison pour laquelle je dois vous quitter maintenant, c’est parce que je dois rencontrer certains leaders religieux, à la fois des musulmans, des chrétiens, et des juifs, ici à l’étage, pour discuter de la façon dont nous pouvons rapprocher les religions. Alors… Choukran al-Jazeera, et…

Diplomate arabe : Au revoir, Mr Blair ! Qu’avez-vous dit en arabe ?

Tony Blair : Choukran ‘l’ al-Jazeera

Diplomate arabe : Choukran ! Merci beaucoup !

Robert SPENCER : L’islam conçoit sa mission terrestre comme étant de répandre la loi d’Allah sur le monde par la force. Attention, c’est différent de répandre la religion par la force. Les musulmans démentent souvent avec indignation que l’islam ait été propagé par l’épée, selon la vieille expression, et que quiconque ait jamais été forcé de se convertir à l’islam.

Maintenant, bien sûr, les conversions forcées sont un élément constant de l’histoire islamique, mais elles sont théoriquement interdites par la loi islamique. Maintenant, l’idée en islam est que les musulmans doivent faire la guerre pour établir l’hégémonie de la loi islamique, tout le monde ne sera pas forcé de devenir musulman, mais les non-musulmans seront relégués à un statut de seconde classe, ils ne pourront pas vivre sur un pied d’égalité avec les musulmans.

Et il est de la responsabilité des musulmans dans le monde de combattre pour instituer ce type de société.

Sahih Al-Bukhari Vol 4 Book 53, Hadith 392 : Un jour que nous étions à al mosquée, l’Envoyé d’Allah sorti de chez lui et dit : « Allons chez les juifs ». Nous nous mîmes en route avec le prophète. Le prophète les interpella en ces termes : « Embrassez l’Islam et vous trouverez le salut. Sachez que la terre n’appartient qu’à Allah et à son Envoyé, et que je peux vous expulser du territoire que vous occupez. Que celui qui possède quelque bien le vende. Sinon, sachez bien que la terre n’appartient qu’à Allah et à son Envoyé. ».

Bat Ye'or : Les musulmans voient l’extension du jihad comme une guerre qui libérerait les infidèles de leur infidélité, et comme un privilège qui leur est accordé, celui d’avoir l’occasion d’entrer dans la religion islamique, et d’ainsi abandonner leurs croyances erronées. Donc, le jihad est vu comme une faveur qui est accordé à la population infidèle afin qu’ils puissent changer leurs coutumes et se convertir à la vraie religion : l’islam.

Coran 8:67 : Il n’appartient pas à un prophète de faire des captifs [et de les libérer contre rançon] avant qu’il ait prévalu [mis les infidèles hors de combat] sur la Terre. Vous voulez ce qu’offre ce monde [càd l’argent de la rançon des prisonniers], tandis qu’Allah veut [pour vous] l’au-delà. Allah est puissant et sage.

Walid SHOEBAT : Dans la pensée musulmane, dans la sharia musulmane, le monde est décrit comme étant composé de deux demeures. Elles se nomment Dar al-islam et Dar al-Harb. La « Maison de l’islam » et la « Maison de la Guerre ». Le monde entier fait donc partie de ces deux maisons. Si vous n’êtes pas musulmans, vous apaprtenez à la Maison de la guerre. Cependant, en Occident, les apologistes musulmans disent : « Non, ce n’est pas ça, c’est la maison de la trève et la Maison de l’islam, mais ce n’est pas correct en fait , si vous regardez les hadiths, si vous examinez ce qui est issu de la jurisprudence. Au Moyen-Orient, c’est ça qui est enseigné.

Homme1 : J’ai un fils. Je le prépare déjà au martyre, le mien ou bien le sien. Je lui raconte qu’Allah a créé un vaste paradis et qu’il s’y trouve des choses que l’œil n’a jamais vues et l’oreille jamais entendues, des choses qu’un homme ne peut même pas imaginer. Il me demande : « si j’exécute une opération et me fait exploser, est-ce qu’A1lah me donnera une voiture, ou un fusil pour tirer, ou des jouets ? Je lui réponds : tu obtiendra tout ce que tu voudras.

Homme2 : C’est une discussion que vous avez vraiment eue avec votre fils ?

Homme1 : Oui, ça s’est vraiment produit.

Imam (en blanc) : Rassemblons nos micros et demandons-nous quelle est la bonne réponse

à donner à un enfant qui demande : « Ou est mon père ? » ou bien « où est ma mère ? » après que l’un d’entre eux ou les deux aient mené une opération - martyre ?

Homme2 : La réponse est, en bref, que lorsque Saïd a connu la mort d’un martyr, nous avons dit, il est un martyr. « Ne considérez pas ceux qui sont morts pour la cause d’Allah comme morts, mais comme vivants et comme nourris par Dieu. » et nous avons calmé les enfants. Lorsque la télévision est venue, la chaîne d’Abu Dhabi, je crois, ou une autre, nous leurs avons dit : « Nous sommes prêts à sacrifier nos quatre enfantse. Et alors, le benjamin (le cinquième) a dit : « [Et moi], pourquoi je peux pas ? »

[L’imam écoute un enfant.]

L’enfant : « Je souhaite devenir martyr pour la cause d’Allah, et tuer des juifs et des infidèles qui vénèrent d’autres dieux qu’Allah et son Prophète, et qui suivent une religion qu’Allah n’a pas autorisé et qui ne figure pas dans le Coran.

(l’imam esquisse un sourire – sans doute à cause de la formulation maladroite - et fait mine de vouloir rectifier, puis se ravise).

L’enfant : « j’ai 12 ans et je mémorise le Coran.

(l’imam sourit, attendri, et approuve)

L’imam : Qu’Allah te protège et fasse de toi un combattant dans le sentier d’Allah.

Bat Ye’or : Maintenant la population infidèle voit cette guerre comme une guerre de génocide, puisque décrite comme elle l'est, tant par les historiens musulmans du jihad que dans de très nombreuses sources chrétiennes. Cette guerre a été conduite avec une grande férocité, des villes entières furent livrées au massacre, des populations entières furent emmenées en esclavage ou massacrées.

Sahih Al-Bukhari Vol 4 Book 53, Hadith 386 :

Les compagnons du Prophète et le second calife Omar envoyèrent les musulmans combattre les païens dans les grands pays. Lorsque nous eûmes atteint le pays de l'ennemi, le représentant de Khosrau [le souverain perse] sortit avec 40.000 guerriers et un interprète s'avança et dit: "que l'un d'entre vous me parle. Al-Mughira répondit (...): "Notre Prophète Messager de notre Seigneur nous a ordonné de vous combattre jusqu'à ce que vous n'adoriez qu'Allah seul ou que vous payiez la Jizya (le tribut) et notre Prophète nous a informé que notre Seigneur a dit que quiconque d'entre nous qui est tué (en martyr) ira au Paradis pour y mener une vie si voluptueuse qu'il n'en a jamais connue de telle, et quiconque d'entre nous qui reste vivant deviendra votre maître."

Bat Ye’or : Il y a eu en fait deux grandes vagues de jihad. La vague arabe qui commença au VIIe siècle et qui en un siècle seulement islamisa d'énormes territoires, des territoires chrétiens dans l'ensemble du Portugal à l'Arménie, et qui islamisa également la Perse, (non pas chrétienne, mais principalement zoroastrienne à l'exception de l'Irak, qui était essentiellement chrétien au nord, juif et chrétien au sud).

La seconde vague d'islamisation débuta au XIe siècle avec les tribus turques ; toutes ces régions d'Europe de l'Est, la Grèce, l'Anatolie - qui est aujourd'hui la Turquie mais qui était alors au coeur de l'empire chrétien byzantin - ainsi que la Serbie, la Bulgarie, la Roumanie furent intégrées dans le Dar al-Islam, c'est-à-dire le territoire de l'islam.

Ainsi tous les pays bordant la Méditerranée qui à une époque furent chrétiens devinrent terres de l'empire islamique. Cette vague turque dura du XIe au XVIIe siècle, jusqu'à ce que les armées turques soient arrêtées devant les portes de Vienne en 1683.

THE CRUSADES (1095 – 1270 AD)

Les Croisades (1095 - 1270 ap. JC)

Serge TRIFKOVIC : Les Croisades ne sont pas vues très différemment dans le monde musulman contemporain de la façon dont elles sont vues par le monde académique occidental et dont elles sont traitées dans les discours de l'élite occidentale. Tous parlent des croisades comme d'agressives guerres de conquête menées par l'Europe chrétienne contre d'innocents et paisibles musulmans.

On peut toutefois se demander ce que ces musulmans faisaient en Terre Sainte d'abord !!

Et bien ce qui s'est passé c'est que Mahomet et ses successeurs ont menés une série de guerres de conquête et que lors de l'une de ces campagnes durant la quatrième décennie du VIIe siècle, la Terre Sainte - Palestine Israël - fut conquise par les musulmans.

Et donc lorsque les Turcs seldjoukides commencèrent à compromettre la possibilité que les pèlerins chrétiens avaient de faire le pèlerinage de se rendre à Jérusalem lorsque leur sécurité physique ne fut plus garantie, les chrétiens d'occident agirent non seulement en tant que re-conquérants de terres qui avaient un jour été leurs mais aussi, assez justement pourrait-on dire, en tant que protecteurs de leurs lieux saints.

Dans le cas des musulmans même une guerre défensive est une guerre de conquête parce qu'ils sont obligés de diffuser l'islam, mais une terre qui fut un jour musulmane doit particulièrement être re-conquise et le jihad est le nom légitime de cette guerre de reconquête.

Ils ne purent donc jamais accepter l'existence des Etats Croisés à Antioche et Jérusalem, parce qu'ils constituaient un Dar al-Harb rétabli dans le Dar al-Islam.

C'est un aspect que l'on retrouve dans le conflit israélo-palestinien aujourd'hui dont beaucoup d'Occidentaux ne sont pas pleinement conscients.

La même psychologie qui poussa Saladin et d'autres à combattre les Croisés anime maintenant le Hamas. Dans les deux cas ce n'est pas seulement une question de désir nationaliste d'Arabes qui voudraient expulser de nouveaux venus européens ou juifs, mais c'est aussi une obligation coranique qui enjoint à tout bon musulman de s'assurer qu'un territoire gouverné à une époque par des musulmans retombera sous leur autorité.

From the British historian Hilaire Belloc "The creat Heresies" - 1938

D'après l'historien britannique Hilaire Belloc dans "Les Grandes Hérésies" (1938)

« Il m'a toujours semblé possible et même probable qu'il y ait une résurrection de l'islam, et que nos enfants ou nos petits-enfants voient la reprise de cette formidable lutte entre la culture chrétienne et ce qui est depuis plus de 1000 ans son plus grand adversaire.

Suggérer que l'Islam puisse à nouveau se lever paraît inouï - mais ce n'est que parce que les hommes sont toujours puissamment influencés par le proche passé : on pourrait dire qu'ils sont aveuglés par lui. (...) Mais il n'y a pas si longtemps moins de cent ans avant la Déclaration d'Indépendance [américaine] (...) Vienne fut presque prise et ne fut sauvée que par l'armée chrétienne réunie sous la bannière du roi de Pologne (...) à une date qui devrait compter parmi les plus célèbres de l'Histoire - le 11 septembre 1683.

Robert SPENCER : Le 11 septembre 1683 le siège de Vienne fut brisé ; c'était l'apogée de l'expansion du jihad islamique en Europe. Après cela l'islam sombra dans le déclin et le monde islamique connut la colonisation et un affaiblissement radical.

Il semble très plausible, presque certain selon moi, qu'Oussama Ben Laden a choisi la date du 11 septembre en 2001 pour envoyer le signal que le déclin du monde islamique était terminé, et que les jihadistes étaient de retour, et qu'ils allaient reprendre au point où ils avaient été arrêtés à Vienne en 1683.

Serge TRIFKOVIC : Si nous examinons les plaques "tectoniques" entre le monde islamique" et non-islamique aujourd'hui, nous pouvons constater quelque chose de très intéressant, à savoir que même des sociétés islamiques très différentes, qu'il est difficile de réunir sous une seule étiquette civilisationnelle, ont quelque chose en commun : c'est la tendance à être en conflit avec leurs voisins.

Si vous regardez à l'extrémité sud-est des territoires atteints par l'islam, nous avons le Timor oriental où les musulmans indonésiens ont massacré un tiers de la population de cette ancienne colonie portugaise, qui en passant, est catholique. Au sud des Philippines, nous avons une rébellion islamique extrêmement violente, qui couve et se fait plus ou moins violente depuis des années. En Indonésie même, nous avons eu des conflits religieux dans les Moluques où la minorité chrétienne harcelée de toutes parts est en danger d'extinction, nous avons des mouvements islamiques très actifs à la fois en Thaïlande, et en Chine, au Xinjiang.

Dans le sous-continent indien l'histoire est carrément tragique, c'est là que l'holocauste indien a eu lieu à l'époque médiévale un épisode de l'histoire de l'islam que le monde occidental connaît peu, mais qui a laissé une profonde marque traumatique chez les peuples de cette région, et le conflit est toujours présent de manière latente dans la province du Cachemire.

En Afrique il y a une guerre constante au Soudan, qui trouve enfin une place au premier plan des préoccupations des cercles décisionnels occidentaux, mais qui se poursuit depuis vingt ans ; il est impossible d'estimer le nombre de vies qu'elle a fauchées, mais c'est certainement de l'ordre de plusieurs centaines de milliers. Il y a l'instabilité constante au Nigeria entre les états renaissants du Centre et du Nord, qui font de plus en plus pression sur le gouvernement de Lagos, pour qu'il accepte la loi islamique la charia en tant que loi nationale de ces provinces. Il y a bien sûr la Mauritanie où les musulmans combattent sans cesse les habitants non-musulmans du sud du pays ; puis il y a bien sûr le Caucase la Tchétchénie. Et en Europe même le conflit en ex-Yougoslavie entre les musulmans bosniaques et respectivement les Serbes et les Croates, et le conflit entre les Albanais et les Serbes et les Macédoniens. Et peut-être sous peu entre les Albanais et les Grecs.

Si nous éliminons ces conflits, si nous sortons de l'équation la Tchétchénie, les Balkans, le Soudan, ... le monde est relativement paisible. Si nous éliminions de l'équation terroriste les actes de terrorisme accomplis par les musulmans ces cinq dernières années, nous en viendrions à réaliser que la "Guerre contre le Terrorisme" n'est pas nécessaire, parce que la terreur ne serait pas un très grand problème.