21 janvier 2008

Osama Ben Laden, c'est fini ?

Osama Ben Laden, assassiné par un de ses proches ?



[Ahmed] Omar [Saeed] Sheikh, "the man who murdered Osama bin Laden"

Ce blog privilégie la réflexion de fond, et ne traite normalement pas d'actualité immédiate. J'ai néanmoins décidé de faire une exception ici, vu le silence quasi généralisé des médias (et, pour une fois, pas uniquement les médias francophones) sur cette étonnante affaire.


L'interview du 2 novembre 2007.


Pourtant, la nouvelle date déjà ! Le 2 novembre, Benazir Bhutto est interviewée par David Frost, à « Over the world », une émission en langue anglaise de Al Jazeera. Le mois précédent, à son retour au Pakistan, Benazir Bhutto échappe à un attentat qui avait fait 158 morts, mais qui n'entame pas sa détermination à poursuivre sa campagne pour l'élection présidentielle. Vous pouvez visualiser cette interview ici (version en anglais). A la sixième minute, et sans avoir l'air d'y toucher, Benazir parle d'Omar Sheikh, « the man who murdered Osama bin Laden ».



(Note n° 1: Omar Sheikh est un ancien membre de l'ISI (services secrets pakistanais), membre d'Al-Qaeda, et acoquiné avec la pire des mafias, dont la pègre indienne. Avec un patron de l'ISI, le général Mahmoud Ahmad , il est soupçonné d'être un des commanditaires de l'attentat du 11 septembre 2001. C'est e.a. lui qui transféra à Mohammad Atta cent mille dollars la veille de l'attentat du 11/9. Et c'est un des meurtriers de Daniel Pearl. C'est dans le cadre de cette affaire qu'il sera arrêté par la police pakistanaise en février 2002, et condamné à mort en juillet de la même année.
Il croupit depuis dans une prison pakistanaise. Mahmoud Ahmad, lui, a été discrètement limogé de l'ISI).



Il semble que Benazir Bhutto n'a même pas réalisé ce qu'elle avait dit. Frost, l'intervieweur, semble lui non plus, n'avoir rien remarqué, alors que cette nouvelle aurait dû faire l'effet d'une bombe. L'ancien Premier ministre désigne du doigt "l'homme qui a assassiné ben Laden".



Est-ce un lapsus, est-ce un scoop ? Si c'est la seconde hypothèse, Al Jazeera tient peut-être là un scoop incroyable, mais son journaliste, David Frost, ne semble même pas s'en apercevoir : il n'interrompt pas Benazir Bhutto, ne pose aucune question, ne demande aucun éclaircissement !


Ce qui est plus étonnant encore, c'est que, depuis deux mois, les médias se refusent à commenter cette nouvelle étonnante ! Celle-ci n'est ni démentie, ni confirmée, et nos journaux continuent à se concentrant sur des détails de la mort de Benazir Bhutto (est-elle morte d'une balle, ou en cherchant à s'extraire de la voiture, etc...) alors qu'un élément capital pourrait peut-être expliquer sa mort ! En savait-elle trop sur cette affaire ? Est-ce quelque chose qu'on ne lui aurait pas pardonné ?


Scoop ou lapsus ?


Soyons francs, la possibilité d’un lapsus n’est certainement pas à exclure. Elle est même la plus probable : sur la vidéo, Benazir Bhutto paraît dans « un état second », les yeux décavés, fatiguée et sans doute un peu ébranlée (n’oublions pas qu’elle a déjà échappé à un premier attentat gravissime, à peine rentrée au pays). Peut-être voulait-elle parler de Daniel Pearl, comme le suggèrent certains (j'ai lu quelque part que, le lendemain sur la chaîne américaine CNN1, elle disait que Ben Laden était en vie). Toujours est-il que ça ne dispensait pas la presse d’en parler, quitte à explorer les pistes qui pouvaient amener à cette conclusion.


La dernière vidéo de Ben Laden.


Celle-ci a été rendue publique sur Al-Jazira le vendredi 7 septembre 2007. C’est la première vidéo depuis octobre 2004. Ben Laden y apparaît, la barbe teintée au henné noir (signe de guerre, chez les salafistes, où les hommes évitent de se teinter par coquetterie), mais vieilli, le teint terreux, à bout de forces. Ce qui correspond à l’idée d’un homme qui a – à tout le moins – de sérieux problèmes rénaux, et de grosses difficultés, malgré les tonnes d'argent et les complicités dont il bénéficie, à se faire soigner correctement.
Selon le renseignement américain, les analyses d’authentification permettent d’être quasiment sûrs que c’était bien ben Laden dans la vidéo, mais la datation reste incertaine : toutes les références faites des événements actuels (par exemple, l’élection de Sarkozy ou de Gordon Brown), sont énoncés quand l’image vidéo ne bouge pas. Ce problème « technique » pourrait servir à camoufler une bande son trafiquée.



Or, dans l’hypothèse ou Benazir Butto n’aurait pas fait de lapsus *et* était correctement informée, cela voudrait effectivement dire que Osama Ben Laden serait mort depuis …fin 2001, début 2002 au plus tard, puisque son assassin présumé est en prison depuis cette date.
Peu probable ! Non seulement un certain nombre de témoignages (dont ceux de soldats français) semblent prouver le contraire, mais il faudrait que toutes les vidéos de Ben Laden aient été enregistrées avant fin 2001, et surtout, il faudrait admettre que l'état de santé de Ben Laden (que l'on sait de celui-ci par rapport aux premières vidéos s'est fait en à peine quelques mois. Difficilement imaginable.


Les mobiles pour lesquels Ben Laden aurait pu être assassiné par un autre musulman, ne manquent pas. En accélérant la perspective du rétablissement du Califat, il a aiguisé les appétits des responsables politiques et religieux musulmans. A commencer par ceux de tous les dirigeants de pays islamiques, sunnites ou chiites, et d’abord les principaux d'entre-eux: ceux dArabie Saoudite, du Pakistan, d'Iran., de Syrie, de Lybie, etc. .. mais aussi les challengers, les « free-lance » qui se profilent à la faveur du djihad mondial. A cet égard, la pseudo "laïcité" de certains pays et dirigeants arabes ne doit pas non plus faire illusion (Cf. Note n° 2). Ainsi, dans ce domaine comme dans d'autres, Saddam Hussein était un précurseur. En 1990, donc bien avant la première guerre du Golfe, il fait bâtir en Irak des mosquées pharaoniques et se fait appeler le nouveau Saladin du monde arabe, soutient les "martyrs" palestiniens, et s'empare du Koweit, non simplement pour une raison de frontières historiques, comme on le dit par erreur, mais comme première étape vers l'appropriation des lieux saints, base indispensable à l'établissement de « son » califat. Bien qu'il ait permit à des cellules sunnites d'AL Qaeda de s'entraîner en Irak en 2002/2003, Saddam Hussein, était bien, à ce titre, un rival (précoce) de Ben Laden.



( Note n° 2. Comme l'explique très bien, Lucien-Samir Oulahbib dans un remarquable article intitulé "Nationalisme Arabe et Islamisme: les deux faces d'une même médaille", la prétendue opposition entre islamisme et nationalisme arabe relève d'une conception occidentale parfaitement erronée : si le nationalisme arabe a certes prétendu moderniser l’islam, il n’a jamais cherché à se séparer du religieux, ni de la notion de Oumma (Communauté des croyants) pensée comme d'une "Essence" immuable. Entre le nationalisme arabe et l'islamisme, il n'y a donc pas d'opposition sur les objectif de fond, à savoir la résurgence de la grandeur d’autrefois, le Califat, mais seulement sur les moyens d’y parvenir : la renaissance (‘Nahda’) pour le premier en s’inspirant des efforts de modernisation prônée au début du XIXe siècle par certains intellectuels installés en Europe; et le retour à l’imitation des pieux ancêtres (‘al-salaf al-salih’ qui donna le mot salafisme) pour le second. L'islam se définissant comme LA religion même, il était totalement exclu que le nationalisme arabe (ou sa variante socialiste) prenne pour socle une idéologie distincte de - et, a fortiori, en opposition avec - ce dernier. Même Mustafa Kemal, dit Atatürk, celui qui aura été le plus loin en matière de « laïcité », n’osera jamais franchir la ligne rouge, précisant toujours que le kémalisme n’était pas une idéologie.

En conclusion : nationalisme ou socialisme arabe ne peuvent prétendre qu’à moderniser superficiellement la façade institutionnelle et sociétale de l'islam, mais certainement pas son contenu. Voilà qui pose clairement les limites de la soi-disant « laïcité » en pays musulman, et le refus catégorique de nos soi-disant laïques, en ce compris, malgré le mythe, Atatürk (*), d’épouser vraiment les valeurs de la modernité, que ce soit au plan politique comme au plan des libertés individuelles.

(*) pour une compilation de fait, de 1923 à 2003, illustrant cette "laïcité" à la turque : Liberté religieuse: Retour sur la laïcité à la turque



Saddam Hussein était donc un rival « laïque », ou, plus exactement islamo-laïque de Ben Laden, tout comme l'était, (et l'est encore, dans l'hypothèse improbable ou Ben Laden serait encore en vie) Pervez Musharraf , l'actuel président du Pakistan, un autre candidat « laïque » au titre de Calife. Ou encore, Recep Tayyip Erdoğan, actuel président de la Turquie.
Dans un tout autre style, son adversaire (et un autre candidat au titre de Calife), Akbar (Hachemi Bahrémani) Rafsandjani, le véritable patron (*) de la mollacratie iranienne, est lui, un islamo-mollah version khomeyniste qui mise, lui sur la tradition chiite revisitée par le khomeynisme pour arriver à ses fins). Mais on en trouve bien d’autres. A commencer par les islamistes traditionnels, chiites ou sunnites. Comme, par exemple, l’islamo-royaliste sunnite Abdallah d'Arabie Saoudite, qui inonde l'occident de pétrodollars pour consolider le wahhabisme en occident. Et, bien entendu la kyrielle de petits islamo-mondialistes que Ben Laden a inspiré, et qui sont tellement pressés d’en découdre directement avec l’Occident, dans un grand djihad mondial, qu’ils ne prennent même plus la peine de commencer par le passage obligé : le renforcement de l’islam au sein de nations arabes (et des nations vassales noires d’Afrique) qu’elles soient islamo-nationalistes ou islamo-royalistes, d’obédience shiite ou sunnite.


(*) mollacratie ou théocratie des mollahs, sous les dehors d’une « république islamique » dont, contrairement à ce que nous disent les médias désinformateurs, le président Ahmadinejad n’a qu’une fonction symbolique, destiné justifier l’appellation « république », et n’est qu’une marionnette comme une autre dans le spectacle de Grand Guignol que nous joue en permanence celui qui déteint les vraies clés du pouvoir en Iran, Rafsandjani.

Bref, qu'ils soient islamo-laïques, islamo-nationalistes, islamo-socialistes, islamo-traditionnalistes, (version royaliste sunnite ou version « république » des mollahs shiites comme Rafsandjani), ou encore d’autres islamo-internationalistes comme Ben Laden lui-même, ils sont tous engagés dans une guerre intra-musulmans qui a pour enjeu pour la suprématie de leur faction, dans la perspective du rétablissement du Califat, une guerre féroce, qui ne fait pas de quartiers.



La carcasse de Ben Laden pourrit sans doute quelque part...

Ben Laden, à la recherche de qui Benazir Bhutto prétendait partir lors d’une interview, est sans doute mort depuis un bout de temps déjà. Souffrant d’importants problèmes rénaux nécessitant des dialyses, constamment contraint de mener une vie cachée, tant pour échapper aux américains qu’aux chasseurs de primes et surtout, à ses coreligionnaires, motivés tant par la perspective de faire main basse sur sa fortune, que par celle de prendre sa place, les chances qu’il ait pu se faire soigner correctement pendant ces sept années sont minces. La dernière vidéo, qui nous montre un homme en état de délabrement physique avancé (et non pas « en bonne santé » comme le prétend l’Agence de Falsification de Presse AFP, qui, décidément, n’aura jamais les yeux en face des trous) en apporte l’éclatante confirmation. A moins qu’il n’ait été assassiné par un autre musulman. Un autre musulman islamo-internationaliste adepte du djihad mondial comme lui, comme semblait le penser Benazir Bhutto. Ou un musulman islamo-laïque, un musulman islamo-nationaliste, un musulman islamo-socialiste, un musulman islamo-agent secret de l’ISI, un musulman islamo-traditionnel Sunnite, un musulman islamo-traditionnel Chiite, un musulman islamo-quelque chose, (bref un autre musulman quoi !) pour de sourdes raisons de luttes intestines et/ou de racket.


Benazir Bhutto avait-elle la moindre chance en revenant au Pakistan ? ...

Certes, en s’intéressant de trop près aux islamistes (ici dans le sens de : musulmans engagés dans le djihad mondial), mais aussi à un certain nombre de secrets de l’ISI, (dont les membres sont eux-mêmes intriqués dans les diverses factions, à vocation nationaliste (au sens large : pseudo-laïques ou pas) ou internationalistes de l’islam (et portent parfois plusieurs casquettes), Benazir Bhutto n’améliorait pas ses chances de survie. Sa volonté de pourchasser les islamistes, avec l’aide des Etats-Unis si nécessaire, lui a valu bien des ennemis, y compris chez les fils de Ben Laden. Et elle s’en fait d’autres en demandant à la communauté internationale de cesser de soutenir le président Musharraf et en réclamant sa démission. Après avoir échappé le 18 octobre 2007, le jour même de son retour au Pakistan à un attentat, elle sera assassinée deux mois et demi plus tard, le 27 décembre.

Mais même en faisant l’impasse sur ses imprudences (et la campagne de calomnie dont elle a fait, en partie injustement, l'objet) une femme pouvait-elle encore penser sérieusement pouvoir diriger un pays islamiste aujourd'hui ? des musulmans pourraient-ils encore s’enorgueillir, dans un désir de fierté, un désir mimétique de copier l’occident dans sa modernité, de mettre à sa tête une femme ?

Répondre par l’affirmative serait oublier qu’aujourd’hui, ce ne sont plus seulement quelques zones tribales à la frontière de l’Afghanistan qui sont incontrôlées, mais de très larges pans du territoire. Ce serait oublier l’affaire révélatrice de la Mosquée Rouge, ce serait oublier que ce pays (qui dispose d’un arsenal nucléaire) est gangréné à un niveau inouï par le djihadisme, qui a pénétré profondément toutes ses institutions, et jusqu'à ses services secrets, rouage essentiel de la sécurité d'un pays qui dispose du feu nucléaire, et menace le pays d’implosion. Et ce serait oublier que cette fragile modernité que représentait encore le nationalisme (*) au Pakistan il y a encore une dizaine d’années a volé en éclat sous les coups de boutoir du fanatisme de l’islam le plus archaïque, déchaînant le barbarisme des masses aveugles.

(*) même si nous avons vu que, bien qu’en situation concurrente, le nationalisme et l’islamisme sont, en terre d’islam, des réalités non pas antinomiques mais idéologiquement liées, comme nous la remarquablement montré Lucien-Samir Oulahbib, et que le nationalisme arabe (mais aussi pakistanais, etc.) n’est en réalité qu’un islamo-nationalisme.

Non, décidément, Benazir Bhutto, pourtant deux fois premier ministre du Pakistan (du 29 mai 1988 au 6 décembre 1990, et du 19 octobre 1993 au 5 novembre 1996) n’avait aucune chance de devenir présidente ! Et encore moins de le rester !




For the times they are a-changing, chantait autrefois Bob Dylan.
...Il n'imaginait sans doute pas à quel point les temps allaient changer !

.

9 commentaires:

Anonyme a dit…

chers amis

L’Islam, qui, dans sa forme classique, est une idéologie politico-religieuse conquérante, incompatible avec la civilisation laïque et démocratique.

Le « fascisme islamiste », est une réalité vécue au quotidien

seul monsieur Georges Bush avait en effet le courage en dénonçant le « fascisme islamique » et en établissant à plusieurs reprises des liens entre nazisme, totalitarismes, fascisme et islamisme.

En fait, cette expression appropriée par les néo-conservateurs « de droite » américains a été forgée par des démocrates Musulmans de Gauche, comme Rachid Boudjédra, qui parla le premier du « fascisme vert » ( Les Fis de la Haine).

l’islamisme a toujours été influencé par le nazisme avec lesquels il partage une même haine de l’Occident « ploutocratique », une même judéo phobie, une même attirance pour la mort et une même volonté de puissance.

cordial chalom de tunis
ftouh souhail
souhailftouh@hotmail.com

elenaberenice a dit…

Precioso blog :)

isis a dit…

Bonjour Naibed,
Je ne suis pas autrement étonnée qu'on nous cache le décès de Ben Laden. Car sans lui, plus d'Al Qaida! Or, cette organisation plus ou moins mythique est rendue responsable de tous les actes terroristes commis par des musulmans radicaux et, la citer à tort et à travers évite aux journalistes, aux ordres, de prononcer trop souvent le mot ISLAMISTE.
D'autant plus que L'ONU vient de voter (les pays de l'UE étant quand même opposés) pour l'interdiction de critiquer les religions (en insistant particulièrement sur l'islam) et surtout de faire le lien entre terrorisme et religion!!!!
Un bonheur ne venant jamais seul, depuis le 10 janvier, date à laquelle a été signée, à Bruxelles, la charte des musulmans Européens, l'initiatrice de cette charte : la FIOE (proche des frères musulmans)a décidé d'installer son siège dans notre capitale.
Une des ses fatwas : "Lorsque les lois en vigueur s’opposent aux pratiques et règles islamiques, les musulmans sont en droit de s’adresser aux autorités pour expliquer leurs points de vue et exprimer leurs besoins."
L'avenir sera radieux.

Naibed a dit…

Oui. Bien que je penche personnellement pour le lapsus dans le chef de Benazir Bhutto, lapsus qui a alimenté tant de délires conspirationnistes (contre les vilains ricains, comme de bien entendu) je pense néanmoins que Ben Laden est probablement mort depuis un petit temps déjà.

La prime proposée par les américains pour qui aiderait à sa capture a fait son oeuvre de façon particulièrement retorse : elle a obligé Ben Laden à restreindre au maximum ses déplacement pour ne pas trop se faire remarquer, quitte à ne pas se faire soigner convenablement, et à voir son état se dégrader rapidement.

Les américains ne voulaient sans doute ni le capturer vivant, ni prendre le risque de le tuer et d'en faire un martyr. Restait la troisième solution: promettre une prime énorme, qui l'empêcherait de se soigner convenablement, en rendant ses déplacements difficiles, compte tenu de la cupidité que cela entretenait, tant auprès de ses compagnons d'armes, qu'auprès des autres musulmans.

Finalement, Ben Laden est sans doute mort sans gloire, comme le sale rat qu'il était, en pourrissant sur place au fond de son trou à rats, et c'est encore mieux comme ça !

Surtout si, en plus, cette prime énorme n'a finalement pas coûté un centime au trésor américain).

Great job !!! :)))

Par contre, le mauvais côté de la chose, comme vous le soulignez par la suite, c'est que cette mort ne change pas grand chose. D'abord parce que Ben laden était plus une figure charismatique (et un financier) du djihad international, qu'un chef opérationnel. Et ensuite, parce que, mort ou pas, le vers (musulman) est dans le fruit (occidental).

A nous de tenter de l'en faire sortir. Par tous les moyens.

Envers et contre les musulmans et les crapules irénistes qui les soutiennent.

Naibed a dit…

Coïncidence, juste après la rédaction de ce message, je viens de lire le dernier billet de Martin Birnbaum sur LibertyVox : Faut-il tuer Kadhafi ?

En terminer avec le gnome lybien ? En voilà une idée, qu'elle est bonne ! :)

Pourquoi pas, maintenant qu'on en a fini avec l'autre vieux prêcheur de haine !

Naibed a dit…

A Isis.
Je reviens sur ce vote ignominieux du 18 décembre 2007 à l'ONU, cette institution que Drzz appelle très justement la grande "prostituée onusienne". Vous trouverez sur son blog, un article consacré à ce vote, d'une lâcheté et d'une bêtise édifiante, qui cherche à "instituer" encore d'avantage le mensonge comme vérité.

(En commentaires, vous verrez que j'y ai ajouté, à toutes fins utiles, la liste des pays qui ont voté cette ignominie)

Dans son dernier livre "A mon corps défendant, l'Occident" Chahdortt Djavann signale au passage que le mot "islamisme" n'a aucun équivalent, ni en persan, ni en arabe, ni en turc, qui ne connaissent que le mot "Islami": tout ce qui se rapporte à l'islam. (p. 38)

Les brêles gaucho-gnangnans et autres bien-pensants qui nous expliquent doctement qu'il ne faut pas confondre "musulmans" et "islamistes" se fondent non seulement sur un pseudo-concept forgé de toutes pièces, un sophisme d'une hypocrisie extraordinaire, mais qui n'a même pas d'équivalent en terre d'islam où cette fallacieuse distinction n'existe même pas !

(tout comme pour le mot laïcité , qui n'a pas d'équivalent exact en arabe, en persan, ou en turc en ce compris chez ceux qui se revendiquent d'une soi-disant « laïcité » qui n'a rien à voir avec la laïcité en vigueur en occident, comme le démontre Lucien-Samir Oulahbib dans l'article cité plus haut "Nationalisme Arabe et Islamisme: les deux faces d'une même médaille" )

Anonyme a dit…

Bonjour Naibed,
Merci pour ton lien vers Drzz, blog que je ne connaissais pas.
Cela dit, à propos de cette honteuse résolution ONUsienne, j'ai été ravie de constater que la presse commence à dénoncer ce que tu appelles, à juste titre, une ignominie. Bizarremement, l'article provient du "Monde", canard de gauche qui nous avait habitué à beaucoup de complaisance vis-à-vis de "the religion of peace", grâce à X. Ternisien, chargé des questions de laïcité et de l'islam de France, mais surtout d'A. Gresh du Diplo, grand pote à T. Ramadan.
Le plus cocasse dans leur article, c'est quand même l'appel à signer une pétition contre cette décision organisé par la LICRA, quand on sait que cet organisme était contre l'interdiction du port du voile à l'école et soutenait les soeurs Lévy, ces 2 converties qui s'accrochaient à leurs hidjabs comme un morpion à un poil de c.
Bon, ne crachons pas dans la soupe, le "Monde" est lu et considéré comme parole divine dans certains milieux, c'est toujours ça de pris.
Isis

Naibed a dit…

En complément de la dernière remarque d'Isis), sur le Blog d'Elisseievna un article sur La Licra, l'ONU et Fanny Truchelut

Naibed a dit…

J'écrivais :

Islamo-laïque[s] ..[...].. islamo-nationalistes ..[...].. islamo[s]-mollah[s] version khomeyniste ..[...].. islamo[s]-royaliste[s] sunnite[s], islamo-mondialistes ..[...].. ils sont tous engagés dans une guerre intra-musulmans qui a pour enjeu pour la suprématie de leur faction, dans la perspective du rétablissement du Califat, une guerre féroce, qui ne fait pas de quartiers.
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Le débat vient de rebondir entre idéologues du djihad.
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Un bon article (une fois n'est pas coutume) dans « ZeMonde » du 08.03.08, intitulé :
Ruptures entre idéologues d’Al-Qaida et du djihad
consacré au débat débat majeur qui agite le monde très clandestin du djihad international. "Deux des principaux idéologues du mouvement djihadiste, Ayman Al-Zawahiri, principal lieutenant d’Oussama Ben Laden, et Sayed Imam Al-Chérif, alias “Dr Fadl”, son ancien mentor emprisonné en Egypte, débattent de la notion même de “guerre sainte”, des attentats-suicides, des actions menées en terres musulmanes, en Afghanistan, en Irak et ailleurs. "


Remarquons que le débat ne porte pas sur la légitimité du djihad, contrairement à ce que ne peut s'empêcher d'affirmer "Tdze Monde", mais bien sur les conditions de son déclenchement, et sous l'autorité de qui elle doit être proclamée.

Même quand il tente de se redonner une crédibilité, ce journal ne fera jamais son travail d'information jusqu'au bout, et ne peut s'empêcher de dériver sur des détails, (1), évitant la question essentielle : si ces divisions du djihad sont toujours bonnes à prendre pour le monde non-musulman, le monde libre, en lui donner un délai supplémentaire pour prendre la mesure du danger, et se réveiller enfin elles ne changent fondamentalement rien au danger que représente le monde musulman - TOUT le monde musulman - pour le reste de l'humanité.


(1) certes parfois intéressants, comme l'analyse de Amr Choubaki sur les générations qui composent la mouvance Al-Qaida