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01 janvier 2008

Mes voeux pour 2008

Pour que le Monde Libre se réveille enfin en 2008, face au péril de l'Islam et de l'horreur de la barbarie musulmane


(attention les yeux ! Tartuffes, "balais-dans l'cul" et autres "politiquement correct" s'abstenir)

Tous mes Voeux de réussite pour les gens courageux et de bonne volonté, et qui ont donc décidé de ne plus se laisser faire, ni céder un pouce de terrain, face à l'abjection musulmane, et à cette secte totalitaire qu'est l'islam.

Mes Meilleurs voeux pour votre santé, celle de votre famille, et de vos amis. N'oubliez pas de prendre du bon temps, de vous occuper de vos proches, et de cueillir le bonheur là où il se présente, à chaque fois que vous en aurez l'occasion.

Naibed,

31 août 2007

A Michael Jackson, décédé hier, un dernier hommage





A l'immense Michael Jackson,
le Seul, le Vrai, l'Unique,

(né le 27 mars 1942, et, hélas décédé hier, 30 août 2007),

un ultime hommage.



L'immense Michael Jackson , le Seul, le Vrai, l'Unique, bref, vous l'aurez compris, l'immense écrivain brassicole, grand spécialiste des whiskies, mais aussi des bières belges, s'est hélas éteint hier, 30 août 2007, à l'âge de 65 ans.


Celui que l'on surnommait "The Beer Hunter" (le chasseur de bières), du nom d'une série de la télévision britannique qu'il avait consacrée à sa boisson préférée, avait réussi à créer un langage propre à la description de la bière, à l'égal de la langue que les oenologues utilisent pour le vin. Il considérait la Belgique comme le vrai paradis de la bière.

C'était également un remarquable spécialiste des whiskies et il a publié de nombreux livres et articles dans la presse internationale, dont
  • "World Guide to Beer" en 1977,
  • "Le Grand Livre du Whisky",
  • "Les grandes bières de Belgique (The greats beer of Belgium)",
  • etc.
qui sont devenus des références incontournables dans le domaine brasicole
(hé oui, on parle de brasseries de bières, mais aussi de brasseries de whisky)

Sa renommée mondialement reconnue fait qu'il fut le premier non brasseur à être admis au sein de la Confédération belge des brasseurs, en 1997.

J'ai eu l'honneur de faire sa connaissance. Gentil, simple, prévenant, il savait aussi faire parler les gens. Malgré son immense érudition, il m'avait encouragée à parler de ce que je savais sur les whiskies et les bières, perpétuellement à l'affut de glâner, ici ou là, un détail qu'il aurait pû ignorer sur cette passion que nous avions en commun.

Un tout tout grand Monsieur.

Je salue donc sa mémoire comme il se doit, le coeur un peu serré, quand même...

01 janvier 2007

Les voeux de Cassandre

Tous mes voeux de réussite à ceux et celles qui sont prêts à affronter cette année nouvelle avec courage et sans irénisme, bien décidés qu'ils sont à ne plus tolérer que l'occident recule encore, par désir exagéré de paix et de conciliation, devant l'intolérable.
Photo Naibed ©

Mes meilleurs voeux à tous et toutes, pour commencer cette année nouvelle, sans irénisme, mais en conservant l'espoir, la lucidité, et la détermination voulue pour faire de cette année 2007 une année meilleure que l'année précédente, hélas encore trop souvent marquée par les lâchetés et les reculades de toutes sortes devant la barbarie. En exigeant de nos médias qu'ils cessent de faire de l'autruchisme et dénoncent le caractère inacceptable de cette théocratie totalitaire qui menace de plus en plus nos libertés individuelles, nos valeurs occidentales et universelles et notre charte des droits de l'homme. Et en exigeant de nos gouvernements qu'ils prennent leurs responsabilités, et qu'ils combattent enfin cette lèpre qu'est l'islam, principale source d'injustices, de violences et de terrorisme dans le monde.

Il est grand temps que, grâce à notre détermination retrouvée, l'Occident cesse de se culpabiliser de façon injustifiée face aux barbares, retrouve sa légitime fierté et montre enfin les dents face à tous ceux qui osent se permettre de bafouer nos droits, notre liberté, et nos libertés démocratiques, tout en cherchant à nous imposer leurs moeurs claniques, machistes et barbares d'un autre âge, leur communautarisme abject, et leur infâme théocratie sectaire. Quitte à mener enfin une guerre totale, implacable et sans pitié aux crapules et aux terroristes qui, de toutes parts, et y compris à l'intérieur de nos démocraties, en Europe, aux Etats-Unis, et en Israël, cherchent à détruire la civilisation et à imposer l'obscurantisme!

Aujourd'hui, je lève mon verre en l'honneur des américains, à qui nous devons hier de ne pas nous être retrouvé sous le joug nazi, et qui luttent pour que demain, le monde libre ne se retrouve pas sous celui de l'islam ! Je lève également mon verre en l'honneur de toutes celles et tous ceux qui, malgré les risques qu'ils encourent, dénoncent avec beaucoup de courage, comme Wafa Sultan, Talisma Nasreen, Ayaan Hirsi Ali, Chahdortt Djavann, Parvin Darabi, Salman Rushdie, Ibn Warraq, Irshad Manji, Aziz Nessin, Younus Shaik, Salim Mansur, Itamar Marcus, Khaleel Mohammed, Khaled Abu Toameh, Tashbih Sayyid, Walid Shoebat, etc. etc. la dangerosité intrinsèque de l'islam pour la démocratie, les droits de l'homme, et la liberté, à commencer par celle des femmes. Et qui n'ont pas de mots assez dur pour dénoncer l'hypocrisie de ceux qui cherchent encore à minimiser et à édulcorer le caractère mortifère et névrogène de cette secte. Ainsi qu' à tous ceux qui ont compris qu'il n'y a rien à gagner à encore transiger avec les musulmans et les gauchistes et autres idiots utiles qui soutiennent l'obscurantisme !
.

13 février 2006

Au delà de nos différences..

Au delà de nos différences Au delà de nos différences
Des coups de gueule des coups de sang
À force d'échanger nos silences
Maintenant qu'on est face à face
On se ressemble sang pour sang

Côté Cour.

Côté cour, mon « avenir » se précise... J'ai été « convoquée » (et non « invitée », notez bien la nuance) au managing board de la société qui a absorbé celle où je travaillais, Sans même m'inviter à m'asseoir, et avec un air sévère de procureur, le directeur de l'informatique m'a « sommée » de m'expliquer sur les problèmes de reprise. J'ai commencé par faire l'étonnée, et j'ai demandé, l'air ingénu : « depuis quand suis-je en charge de la reprise ? » , ce qui a eu le don d'énerver le type en question, un gros bonhomme bouffi de suffisance, et provoqué un flottement parmi la bande de blanc-becs qui composent le comité de direction, dont le plus âgé doit avoir une dizaine d'années de moins que moi. J'ai poursuivi, l'air suave, en regardant mon interlocuteur bien droit dans les yeux, et avec un brin d'arrogance: « il me semblait que c'était vous et non moi qui étiez en charge de cette matière, non ? Me trompé-je ? »

. . . . Ambiance !

Il a ensuite essayé de me coincer en sortant des fiches d'incidents, et en tentant de m'en attribuer la paternité. Pas de chance pour lui, j'avais suivi chacun des incidents personnellement. Je les avais étudiés et j'en connaissais non seulement le contenu, mais également tous les tenants et aboutissants de chacun d'eux (du moins, les importants). Ce qui était loin d'être le cas de mon contradicteur, ni a fortiori, des autres responsables autour de la table. Dans leur « culture d'entreprise », ces « patrons » sont guère plus que des responsables de ressources, qui ne connaissent que de (très) loin le contenu des activités ou des projets qui ressortissent aux budgets qu'ils « managent » (Ha ha !). Bref, je me suis dit que, foutue pour foutue, autant m'offrir le plaisir de lui mettre son nez dans son caca devant tout le monde. Je passe rapidement sur les détails techniques que j'ai fourni, et, d'où il ressort que les données que nous avons fournies étaient exactes, pertinentes et bien documentées, alors que leur gestion de la reprise était bordélique, leurs procédures mal testées, et leur management ..incompétent ! ..

Tandis qu'il s'embrouillait dans ses fiches, j'ai encore été accusée de rester « assise sur mon savoir » (sic!), de garder les informations pour moi, de ne pas suffisamment communiquer.. Je l'ai regardé avec des yeux ronds, avant de lui rétorquer, tout en montrant le chiffre zéro avec le pouce et l'index : « combien de fois ai-je été invitée à vos réunions de travail ? » Puis, toisant la bande de blanc-becs autour de la table, tout en montrant le même signe : « et combien de fois à ce comité de direction ? ». Il m'a lancé, d'une façon glaciale, que j'étais impertinente et que je manquais de « loyauté » (Ha ha ! Ces crapules merdeuses qui ne doutent de rien osent parler de loyauté).
Je lui ai rétorqué que la loyauté, c'était comme le respect : il faut pouvoir en témoigner aux autres, pour espérer en avoir en retour..
Il sembleraît que le président ait voulu ajouter quelque chose, mais j'avais déjà claqué la porte !

Côté Jardin.

You used to be so amused
At Napoleon in rags and the language that he used
Go to him now, he calls you, you can't refuse
When you got nothing, you got nothing to lose
You're invisible now, you got no secrets to conceal.



How does it feel ?
How does it feel ?

To be on your own

With no direction home

Like a complete unknown

Like a rolling stone?
N'exagérons rien, même si les derniers événements m'ont un peu donné le vertige, je ne suis pas encore devenue une pierre qui roule ! Et même si je n'ai plus grand chose à perdre, je suis encore bien loin de connaître l'infortune de la "Miss Lonely" de la chanson de Bob Dylan, et de devoir apprendre comment vivre dans la rue. Enfin, si je devais conclure un marché avec mon "mystérieux vagabond", celui-ci pourrait sans doute facilement régler les dernières échéances du prieuré (..sans même devoir revendre sa chère Z4 :-) ). Mon jeune amant se réjouirait plutôt de ce qui m'arrive, et l'idée de « m'entretenir » ne serait pas pour lui déplaire.. Ce petit salaud m'a déjà laissé entendre qu'il était tout prêt à « m'épouser » pourvu que je lui appartienne « corps et âme » !

Pourquoi pas me demander de l'appeler « Mon Seigneur et Maître », tant que nous y sommes...
Il y en a, décidément, qui ne doutent de rien !! :-)

Côté jardin, après la grande dispute, ce sont donc les grandes "retrouvailles ". Pour fêter celles-ci et taquiner un peu la féministe en moi, mon amant m'a offert cette guimauve essentialiste : « Les hommes viennent de Mars, les femmes viennent de Vénus » !!
A moi, ..une féministe qui passe son temps à dénoncer l'essentialisme !..

Nous l'avons parcouru ensemble (en diagonale, car il y a beaucoup de répétitions) : c'est effectivement truffé d'essentialisme crasse. Mais c'est tellement bourré de clichés que ça nous a bien fait rire !

Surtout lorsqu'on est tombé sur la métaphore de la grotte, qui explique que, lorsqu'ils ont des problèmes, certains individus, qui viennent de Mars, n'aiment pas en parler, éprouvent le besoin de s'isoler, de se réfugier en leur for intérieur (la grotte), pour les ruminer à l'aise, sans l'aide de personne. Alors que d'autres, qui viennent de Vénus, gèrent leur stress en parlant de ce qui les tracasse, en partageant leurs soucis. Et que, lorsqu'un individu qui vient de Mars tente de s'isoler pour ruminer ses problèmes, tandis que l'autre qui vient de Vénus, tente au contraire, de le faire parler pour pouvoir partager ses problèmes avec lui, ..ça donne des étincelles !!

Moi (la martienne) : faudrait quand même prévenir ce psycho-nunuche qu'il s'est planté, et qu'il a interverti les genres : il semble que ce soient les femmes qui aient tendance à "s'enfermer dans leur grotte", et les hommes à les y poursuivre pour partager leurs problèmes, .. et pas l'inverse !

Lui (le vénusien) : et que ce sont les hommes qui sont volontiers bavards, qui éprouvent le besoin de parler pour consoler, pour créer une atmosphère, une intimité. Et qui sont angoissées par la perspective de ne pas être aimés, et qui ont un besoin constant d’être rassurés.

Nous rions, je me sens plus détendue. Cette réunion très très dure de la journée, qui signe sans doute la fin (annoncée) de ma carrière professionnelle, me semble finalement bien moins importante que je ne l'ai cru à prime abord.
Je me sens enfin bien !
Tellement bien que la martienne en moi se sent devenir chaude et molle. Et éprouve le besoin de se blottir contre son vénusien, de flairer sa peau, de caresser son torse, et, sur sa lancée (why not ?), d'explorer son corps plus avant. Ce qui amène ce dernier à la caresser et à explorer à son tour le corps de sa martienne.

Je sens ma vulve qui se dilate, laissant comme l'impression d'un vide intérieur à combler d'urgence.. Nous nous goûtons l'un l'autre, tout en douceur, tout en volupté.. Je regarde mon vénusien, mon dieu de l'Amour, se métamorphoser sous mes yeux. Devenir de plus en plus sûr de lui, de plus en plus dominant, au fur et à mesure que je me tortille devant lui. Et je me dis que, malgré les clichés de John Gray, il n'a rien d' efféminé, bien au contraire. Sous mes yeux écarquillés, je vois plutôt un grand et bel animal, en pleine possession de ses moyens qui, ..comment dire, ..considérables ;-). Son excitation sexuelle se voit dans ses muscles noueux, dans cette superbe verge qui se dresse devant mes yeux éblouis, dans cette grâce et cette assurance féline avec laquelle il s'approche de moi pour me dominer. Dans un moment, la douceur aura laissé complètement la place à une belle et saine agressivité. Celle du grand fauve qui dormait en lui, qui saura me prendre, me posséder, comme un lion couvre sa femelle en chaleur.

La nuit sera chaude. Et belle !!

01 février 2006

De l'art de tout gâcher en quelques mots.. (2)




When the night has come When the night has come
And the land is dark
And the moon is the only light we see
No, I won't be afraid
Oh, I won't be afraid
Just as long as you stand
Stand by me, so..

Cour et jardin. Je suis depuis trop longtemps sous pression. Sans rentrer dans trop de détails, cette reprise dont je parle plus haut, se passe de plus en plus mal, n'importe comment, avec des responsables du côté de la société absorbante qui, pour montrer à la direction que « les choses avancent » font tout et n'importe quoi ! Deux processus cruciaux, celui de la reprise des activités et celui de la gestion de la transition (qui est particulièrement délicat) sont tout-à-fait sous-estimés, voire complètement ignorés, et remplacés par une politique du coup par coup et du fait accompli qui détruisent la qualité, mécontentent la clientèle, et poussent les meilleurs éléments de la société à partir ailleurs. De mon côté, n'ayant pas la main sur l'implémentation des activités dans la nouvelle structure, je ne peux que tenter de mettre en place des contrôles de qualité qui, s'ils n'empêchent pas les erreurs et les loupés, permettent du moins de les constater rapidement en comparant les résultats avec « l'ancien système » (par ailleurs bien plus moderne, homogène et intégré que le « nouveau système » fait de bric et de broc).

Le soir, en rentrant chez moi, j'ai l'impression de pénétrer dans un restaurant : lumières tamisées, petit dîner aux chandelles, etc. .. Je suis accueillie avec chaleur par mon amant qui me parle de sa journée (il a réalisé un gros contrat sur lequel il planche depuis longtemps), me demande des nouvelles de la mienne, tandis que je garde une mine assombrie et que je réponds par monosyllabes. Dans ma tête, ça tourne, ça tourne, et ça re-tourne....

Pitié, mon amour, pitié ! j'ai besoin d'un « sas de décompression »
avant de redevenir celle que tu connais, celle dont les yeux brillent en te regardant, qui admire ton intelligence et ta personnalité, se réjouit de tes traits d'esprits, rit aux larmes de tes facéties, celle qui, de plus en plus amoureuse, sera toute à toi d'ici la fin de la soirée.. Mais j'ai besoin d'un peu de temps, tu comprends. Laisse-moi le temps de « me retrouver », s'il-te plaît.

Mais ces mots-là ne viennent pas, refusent de sortir, restent bloqués au fond de ma gorge, tandis que je rumine encore ma journée.

- lui: « Tu as des problèmes ? »
- moi: « hon ! » (un peu je veux, que j'ai des problèmes )
- lui : « Tu veux qu'on en parle ? »

Non, je ne veux pas qu'on en parle, je veux être seule un moment! Déjà que pour expliquer le moindre de mes problèmes, il me faudrait éclaircir le contexte, me lancer dans des explications à ne plus finir, sans être sûre d'être comprise, etc. .. Non, je veux qu'on me foute la paix une heure durant, est-ce trop demander ! Me laisser le temps de « me retrouver » !

Mais les questions se suivent, je me sens acculée, entre deux borborygmes, je laisse échapper un malheureux « fous-moi la paix ! » ( Déesse du Ciel ! ...on croirait entendre mon père !)

Catastrophe ! Pas de fonction « undo » : inutile de songer à ravaler au fond de la gorge ces mots blessants. De là d'où ils sont sortis ! Trop tard ! ...Et Non, ce n'est pas ce que je voulais dire, non, mes onomatopées n'étaient pas dirigées contre-toi, non, je ne désapprouve pas le fait que tu aies transformé mon salon en restaurant quatre étoiles, non, je ne te rabroue pas ! Si je râle, c'est sur moi-même ! Si je ..

Stand by me !.. Mais ces mots ne sortent pas : ils restent à tourner dans ma tête. A leur place, je me contente de regarder mon amant sans rien dire, attérée, malheureuse. Sans oser un mot, un geste, tandis qu'il se rhabille et sort. Un moment plus tard, j'entends le bruissement feutré de la Z4 qui s'en va. C'est fini. Je suis seule, face à un festin de roi, auquel je serais bien incapable de toucher.

Je file immédiatement me coucher, seule, triste et misérable.
Sans même bien comprendre pourquoi, ni comment j'ai tout gâché !

31 janvier 2006

De l'art de tout gâcher en quelques mots..

Il est temps, dans ce blog, que je vous parle un peu (plus) de moi, de ma vie qui, surtout ces derniers temps, n'a pas été ni une sinécure, ni un long fleuve tranquille..

Côté « cour ». L'entreprise dans laquelle j'exerçais des fonctions de direction a été rachetée, et je n'ai pas été reprise dans l'organigramme de l'entreprise absorbante. Par contre, je n'ai pas non plus été remerciée comme mes collègues du comité de direction. Bref je me retrouve entre deux eaux : je suis en quelque sorte devenue la patronne intérimaire d'une structure amenée à se diluer au fil du temps dans la nouvelle entité, et mon statut futur est tout ..sauf clair. Ce ne sont cependant pas les aspects financiers qui me tarabustent le plus : c'est vrai que je m'étais lancée dans une entreprise un peu folle: la restauration d'un prieuré en ruines, et que ça a pas mal asséché mes finances, mais les dernières traites viennent à échéance et, si je peux rester encore un an, le temps d'assurer la transition, le compte devrait être bon.

A vrai dire, j'aspire presque à quitter mes fonctions : j'aurai cinquante-cinq ans, et suffisamment de projets pour meubler une retraite bien méritée. Ce qui ne veut pas dire que je partirai à n'importe quelles conditions : mon contrat comporte quelques garanties « bétonnées » et j'ai refusé tout net de signer un nouveau contrat avec mon nouvel employeur, qui ne reprendrait pas celles-ci : si je dois partir, ..l'entreprise ne pourra pas se défaire de moi à bon compte ! :-)

Côté « jardin ». Sur le plan sentimental, j'entretiens une sorte de relation de longue durée avec deux de mes amants, dont un, du même âge que moi, qui espère pouvoir arrêter de travailler l'année prochaine, et l'autre, nettement plus jeune, très libre et indépendant, qui reviens régulièrement vers moi après une série d'échecs sentimentaux. Mes amies (tout comme la mère de mon jeune amant, d'ailleurs !) me comprennent assez mal ! Sans doute, acceptent-elles moins facilement que moi une activité brownienne et désordonnée, ni une vie comme la mienne, sans règles ni horaires, une vie qui cadre sans doute peu avec les projets de famille et de bébé(s) qu'elles envisageaient comme "la norme". Quant à moi, sans chercher à retenir près de moi mon « bel oiseau indépendant » (j'ai dix-huit ans de plus que lui, et je comprends qu'il cherche à se « mettre en couple ») , je ne pouvais jouer éternellement le rôle de « havre de paix » entre deux relations sentimentales chaotiques, et après avoir observé ses allées et venues un moment, j'ai bien dû me résoudre à le mettre face à ses choix..

Il m'arrive souvent, et plus encore depuis que je suis embarquée dans cette galère dont je parle plus haut, de rentrer très tard le soir, et nos horaires devenaient de plus en plus difficiles à concilier. Plutôt que de me contenter de rendez-vous « à la sauvette », j'ai préféré confier à mon amant la clé de la maison de campagne où nous abritons nos amours. Je ne me doutais pas à quel point ce petit geste allait chambouler mon existence : moi qui suis (presque) infoutue de me faire cuire un oeuf à la coque, je retrouve ma cuisine envahie d'odeurs de cuisson délicieuses, d'épices provençales et orientales affriolantes, tandis que ma table de travail se garnit de légumes nombreux et variés, de viandes en steak, en daube, en gigot,.., saisies à la poële, cuites au wok, mijotantes dans des cocottes en fonte,.. Bref, certains soirs, je me retrouve avec un chef-coq à la maison capable de transformer un simple repas du soir en dîner gastronomique digne des meilleurs restaurants. Par contraste, d'autres soirs, je suis seule, et j'enfourne un jambon-beurre acheté à la va-vite, avec un petit verre de vin, pendant que .. je surfe sur internet. :-)

Bref, même si j'ai quelques gros soucis « côté cour » , reconnaissons-le honnêtement, on trouve facilement plus malheureuse que moi sur terre. Pourtant, vers la mi-janvier, c'est du côté où je ne m'y attendais pas, du « côté jardin » que les choses tourneront mal. Et ce sera le drame...

29 janvier 2006

Meilleurs voeux pour 2006

Malgré un début d'année fort rempli et fort mouvementé, je m'en voudrais de ne pas sacrifier à la coutume en oubliant de vous présenter mes voeux pour cette année pleine de risques, mais aussi d'espoirs. Ces voeux, je vous les envoie depuis un endroit que j'adore, et qui a enchanté mes jours, même si elles deviennent aujourd'hui à leur tour, en quelque sorte, une espèce menacée de disparition :
les serres d'Overijse


Féministement vôtre,
Naibed

22 octobre 2005

Un véritable féministe


Voilà l'homme à qui je dois une fière chandelle.

Sans lui, la jeune inconséquente que j'étais (et qui se retrouve enceinte au début de l'université), je ne sais pas ce qu'elle serait devenue... Sans doute aurais-je été contrainte à faire une croix sur ma carrière et mon indépendance, comme nombre de ces jeunes femmes qui ont dû enterrer leurs espoirs de réussite pour un stupide accident de parcours.

En Belgique, au début des années septante, le planning familial était encore largement embryonnaire. Des réseaux permettant d’avorter dans de bonnes conditions commencent à se mettre en place, mais les lieux où se pratiquent l’avortement en Belgique demeurent rares.

A l'ULB (Université Libre de Bruxelles), le centre de planning familial venait d'emménager dans ses locaux, pour faire de la dépénalisation de l’avortement son cheval de bataille. Cette association l'ASBL Aimer à l'ULB jouera un rôle de pionnier dans la pratique extra-hospitalière de l’avortement.

Mais ce n'est qu'en mars 75, qu'aura lieu le premier avortement en milieu extra hospitalier en Belgique, dans les locaux même d’ Aimer à l’ULB.

Heureusement que déjà bien avant, un certain nombre de gynécologues pratiquent l'IVG en milieu hospitalier, au mépris de la loi, encourant souvent des risques importants. Le Docteur Peers était de ceux-là.


Willy Peers était directeur du service gynécologique et obstétrique de la Maternité provinciale de Namur, et maître de stage à l'ULB.

Le 16 janvier 1973 éclate ce que l'on appelle « l'Affaire Peers » : sur base d'une dénonciation anonyme, le gynécologue est arrêté et incarcéré pour avoir procédé à l'avortement d'une jeune fille de 27 ans et atteinte de déficience mentale, ce que la loi interdit depuis 1867. On lui reprochera également d'avoir pratiqué plus de 300 avortements au cours des neufs derniers mois. Heureusement, son arrestation provoque une vague d'indignations sans précédent et les féministes descendent en masse dans la rue. Le soutien au Dr Peers est tellement impressionnant (plus de dix mille personnes), qu'il est libéré après 34 jours d'incarcération.

Pour sa défense, Willy Peers avait invoqué le respect de la vie et de la personne humaine; et estimé ne pouvoir tolérer que des femmes soient mutilées ou meurent des suites d'un avortement clandestin.

Suite à ces événements, l'interdiction sur la contraception sera levée en 1973 mais il faudra attendre 1990 pour que soit enfin votée une loi dépénalisant partiellement l'avortement en Belgique. Malheureusement, Willy Peers ne verra pas cet accomplissement. Le 30 novembre 1984, il s'éteint, épuisé, sur son lieu de travail.

Puissent les femmes rendre hommage à ces médecins courageux, comme le Dr Willy Peers en Belgique, ou Henry Morgentaler au Canada, qui ont été aux avant-postes de la lutte pour le droit des femmes à disposer de leur corps, droit sans lequel il n'y a pas d'égalité de droits possible entre hommes et femmes.

13 octobre 2005

Fille de fille-mère..

Extrait d'un échange sur usenet

[Anne]:
Comment savoir, lorsqu'on couche avec deux hommes dans une période fertile, lequel est le père ?

[Lf (Laure Fournier)] : Et surtout: est-ce si important?

Ca l'est parfois plus pour l'enfant que pour la mère. Lorsque j'ai voulu avoir un enfant, j'ai "fait mon bébé toute seule", comme disait Jean-Jacques Goldman dans une chanson bien connue à l'époque. J'avais plusieurs amants, dont deux qui avaient une probabilité assez grande d'être le géniteur potentiel. Ils ont tous deux tenus à devenir parrains de la petite. Aujourd'hui hélas, l'un d'eux, qui était marié, est décédé, et l'autre célibataire et sans enfants, a depuis adopté ma fille (déjà majeure à l'époque).

N'empêche, maintenant qu'elle vit elle-même en couple, et qu'elle s'apprête à faire un bébé, elle se demande si.., ou si.. Je pense être arrivée à la dissuader de vouloir approfondir la question, même avec l'accord de (celui qui est devenu) son père (et qui, je le sais, ne refuserait rien à sa fille adoptive, même un test ADN si elle lui demandait).

A quoi bon aller remuer ça ? D'un point de vue rationnel, ma fille en est bien consciente : lever l'incertitude n'offre que des inconvénients, pour absolument aucun avantage. Mais voilà, malgré tout, le besoin de savoir lequel était vraiment son père biologique la tenaille ..même si elle se rend compte que ce besoin de « savoir pour savoir » est stupide.

[JR (Jacques Rouillard]: Après tout, un bon pourcentage d'enfants de couples mariés étant le fruit d'adultères, c'est une probabilité qui touche absolument tout le monde.

Voilà. :-)

[JR] : Ressemblance physique ou pas, cf la ressemblance de la supposée fille de Montand avec son supposé père. Si donc ça tenaille votre fille, pourquoi est-ce que ça ne tenaille pas tout le monde?
L'enfance de ma fille n'a pas été comme celle de "tout le monde".

Des "filles-mères", comme on disait à l'époque, ce n'était déjà pas si courant.
Et certainement pas une "fille-mère" par choix. Je l'ai élevé seule, elle est allée très tôt à la crèche, mais j'ai néanmoins essayé quelle soit le plus souvent possible avec moi, même quand je partais en voyage d'affaires.

Pas question cependant d'interrompre ma carrière, je venais d'être nommée responsable de l'exploitation d'une salle informatique. Quand je contrôlais l'exploitation de nuit, je la prenais avec moi, dans la salle de contrôle. Quand un opérateur entrait, pour chercher une bande ou déposer des listings, il en profitait pour lui faire des risettes penché sur son couffin. J'étais tombée amoureuse d'un homme politique que je suivais partout, réceptions, dîners, galas, vernissages, .. en tailleur chic avec un sac kangourou sur le ventre.

Très chic, je vous assure, sisi.. Surtout avec un reliquat de panade au betterfood sur l'épaule. Heureusement que l'époque était non-conformiste, voire carrément anti-conformiste, ce qui me permettait de jouer les égéries d'avant-garde :-)




Le WE, je faisais aussi de la moto : j'avais acheté un ample blouson de cuir, qui ne me comprimait pas les seins, et qui me permettait en plus de lui faire une petite place, bien au chaud contre sa maman. Quand il faisait beau, je mettais mon blouson et je lui disais : "viens ici ma p'tite grenouille", et hop, parties toutes les deux, coeur contre coeur, sur les chemins de campagne, où nous allions voir le raisin mûrir dans les serres, ou encore retrouver mes parents, effarés de nous voir arriver en pareil équipage..

Ses parrains venaient souvent la voir aussi, parfois ensemble, ce qui donnait de drôles de « réunions de famille» où leur plus grand plaisir était de faire semblant de se «quereller» en essayant chacun de trouver le plus de ressemblances possible avec ma fille, à grands coups de surenchères.. Ils en faisaient tant et plus que je finissais par me demander si j'y étais encore pour quelque chose dans la "fabrication" de ma fille, et s'ils ne l'avaient pas faite finalement à eux deux.

Bref, je pense avoir donné à ma fille une jeunesse heureuse, quoique particulière et assez échevelée. J'avais découvert cette prodigieuse liberté que les années '70 offrait aux femmes, et j'en profitais à 200 à l'heure (j'avais aussi acheté une BMW 2002 tii décapotable), et j'y associais ma fille, persuadée d'être la meilleure mère du monde.

Pourtant, à l'adolescence, ma fille m'a fait une crise d'adolescence tardive que je qualifierais de «basse intensité, mais longue et tenace » avec bouderies, et rupture de toute communication parfois pendant des semaines. Elle était devenue nettement plus traditionnelle que sa mère. Etait-ce parce que j'en avais fait trop ? Etait-ce parce qu'elle se sentait trop différente de ses compagnes, moins évoluées qu'elle ? Etait-elle atteinte de ce mal que l'on nomme « la recherche de ses racines »

Aujourd'hui, elle est largement adulte, et elle a fait un virage de 180° par rapport à cette période, et nous sommes redevenues les meilleures amies du monde. Elle semble avoir compris que je n'étais pas qu'une originale un peu « spéciale », mais que, au contraire, il y avait derrière cette apparente nonchalance dans la manière d'assurer son éducation une philosophie de vie qui m'imprégnait : celui d'une femme libre.

Libre et indépendante.

Libre et heureuse.